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 "T'as-t-on déjà parlé de la mort ?" [Salador]

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Le Corbeau

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MessageSujet: "T'as-t-on déjà parlé de la mort ?" [Salador]   Sam 1 Mai - 19:36


    « souvenir ; Un soir, un soleil couchant, une impression de puissance se dessinant à l’horizon. Des nuages, gris, rose pâle voire même orange créaient une ambiance très calme, magnifiquement imposante, magique, les derniers rayons du soleil venant s’échouer sur le sol de pierres. Un léger vent planait, soulevant la fourrure immaculée de Shiska. Toi, tu ne te doutais certainement pas qu’elle t’attendait. Elle en était presque certaine, tu allais venir. Elle se doute toujours de tout avant que les choses n’arrivent. Elle s’approchait lentement des gorges…les gorges oubliées. Une sorte d’oasis se dessinait doucement devant ses yeux endoloris par l’éclat du soleil. Enfin arrivée à son but, là où elle t’attendrait, jusqu’à la nuit s’il le faut, elle laissa ses pattes dans l’eau fraiche, et s’abaissa pour boire cette boisson si froide qu’elle paralysait sa gorge sèche. De fines gouttes s’échappèrent de sa gueule, pour venir tomber sur le sable, et leur léger clapotis vint se mêler aux lointains hurlements des loups à la fin d’une chasse terminée, mélodie orchestrale souhaitant à tous ses frères une agréable nuit emplie de rêves tendres et de chair fraiche. En effet, l’heure de la chasse n’allait pas tarder, mais Shiska avait le ventre plein. Mais peut-être aurais-tu faim ? Peut-être ce chemin t’aurait affaibli… Sur ce, elle se retourna, et huma l’air. Un lemming ferait l’affaire. Après tout, si tu venais ce n’était pas pour lui chercher les noises. Elle se coucha dans l’herbe, et lentement se rapprochais de sa proie. Sans tellement se prendre pour une grande chasseuse chassant un buffle, elle sauta, et d’un coup de mâchoire, brisa la nuque du rongeur, de bonne taille. La belle louve au pelage de nacre s’allongea sous un grand arbre, majestueux, puissant, offrant plus d’ombre qu’il ne devrait. Elle protégeait sa viande comme la prunelle de ses yeux, tel était l’instinct d’un loup. Jusqu’à ton arrivée. Mais quand arriveras-tu ? C’était déjà la tombée de la nuit, et ta silhouette imposante n’était pas visible. Ou alors tu savais bien te cacher, contre le vent, invisible à ses sens. Les étoiles scintillaient au dessus de tous, et les rares nuages cachant ces jolies lumières avaient perdu toute leur originalité d’antan. Tout était banal à ses yeux, jamais rien de nouveau, toujours ce même et ridicule chemin qui ne veut s’arrêter. Elle souffre, mais ne le montre pas. Trois ans déjà. Plusieurs loups, des loups, des ennemis, des personnes l’ayant fait souffrir. Mais elle ne peut s’empêcher de les aimer, comme des frères, comme des dieux, comme elle aime sa chef, comme elle aime le monde qui ne fait que vouloir l’effacer, sans cesse. Dans un léger soupir, elle posa sa tête dans l’herbe, fermant ses jolis yeux. »



    [C'est petit, je ferai mieux lorsque tu aura répondu ]
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Salador

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MessageSujet: Re: "T'as-t-on déjà parlé de la mort ?" [Salador]   Dim 2 Mai - 2:02

Une chose l’appelait, invisible, en lui. Un tressaillement le poussait à se diriger vers les gorges oubliées, paradis terrestre peu connu par les autres races. Mais, le massif mâle de pouvait quitter sa patrouille pour la quitter ainsi, sans aucune raison apparente. De toute façon, il se faisait tard, vu les couleurs flamboyantes qui irisaient la voûte céleste. La grosse boule de feu qui les réchauffait tous déclinait à vu d’œil et ferait place aux douces ailes de velours de la nuit. Et bien, tant pis, Salador devait laisser ses confrères de meute. Son intuition passait avant tout. Par le passé, le loup au pelage crémeux avait fait fi de ce pincement et cela ne lui avait apporté que malheurs. De ses malheurs, un était encore présent physiquement. Les profondes cicatrices qui serpentaient les membres antérieurs de Salador en étaient une preuve palpable, présente…

Toujours de marbre, comme à son habitude, Salador fit demi-tour et battit de la queue, signifiant à ses compagnons guerriers de continuer sans lui. Le vent du Nord soufflait, Borée murmurait. Sa robe blanc crème s’ébouriffant à la moindre bourrasque. Le vent du Nord s’en mêlait, Borée disait : Les gorges oubliées… Les gorges oubliées…

Le mâle expérimenté devait s’y rendre, mais la chaleur tapante du soleil couchant l’accablait. Il suait à grosses gouttes sous son épais manteau et la seule pensée de s’immerger dans l’oasis fraîche lui donnait la force de continuer à avancer. Il ne se pressait point, mettant une paluche armée de griffes acérées devant l’autre. Ce coin des terres Exode était particulièrement sec, sauf l’oasis, bien. Cette place était un garde-manger vivant…

Salador arriva au minuscule paradis à la nuit tombée. Les ailes sombres était piquetées de feux célestes rougeoyants, perçant les ténèbres, force sans limite. Ses « trophées » incrustés jusque dans sa peau le faisaient énormément souffrir malgré le temps qu’il les avait. *Espèce de loups de pacotille…*

Le liquide argentée teinté par la lune d’argent l’attirait irrémédiablement dans ses profondeurs…Le taciturne entra dans l’eau jusqu’au un tiers de ses membres et si allongea. Ah… La fraîcheur d’un bien-être qu’il n’avait jamais rencontré… Le vent du Nord souffla doucement, Borée lui apporta une odeur. Un effluve de femelle. Une louve. Il tourna sa tête et l’aperçu. C’était Shiskaa… Elle était un point lumineux dans un monde ténébreux. Enfin, physiquement, c’est ce qu’elle était. Il ne l’avait jamais vraiment connue alors, il détourna la tête. Urf… Que faisait-il ici en fin de compte?
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Le Corbeau

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MessageSujet: Re: "T'as-t-on déjà parlé de la mort ?" [Salador]   Dim 2 Mai - 2:23

    [J'ai un peu changé de personne =)]

    Tu étais arrivé. Lentement, tu t'es couché dans l'eau, et je ne pus m'empêcher de jeter un coup d'oeil sur tes pattes. De nombreuses blessures, toutes aussi profondes les unes que les autres. Tu semblais souffrir, moralement, mieux valais ne pas aborder le sujet. Tu poussa alors un soupir, semblable au mien, ni l'un ni l'autre ne savais pourquoi il était venu ici. Encore cet instinct illogique. Mais nous savions que notre vie en dépendait. Notre vie dépend de cet instant. Nous ne sommes plus vulnérables. La nuit, c'est notre terrain de chasse. Tu n'étais pas bien loin de cet arbre sous lequel je m'étais allongée. Mais ton regard me passa à côté. Tu oubliais surement que j'étais ton égal à présent. Je n'étais plus inférieure, certes, j'étais plus jeune, mais pas moins forte d'esprit. Toi, tu te fichais de tout. Moi, j'avais enfin compris pourquoi j'étais encore sur ce monde, et pour qui je vivais. C'était bien là le plus important. Le vent se leva, doucement, carressant nos pelages, rafraichissant nos flancs. Le pur bonheur, par de simples gestes, souvent je l'avais connu, mais jamais je ne m'y attardais. Mais là, j'avais tout mon temps, j'aurai pû tenir ainsi, immobile, à quelques pas de toi, toute la nuit s'il le fallait. Le relevais le menton, plissais les yeux, et m'éfforçais de retrouver ton nom. De nombreuses fois je t'avais croisé, comme la plupart des autres loups. Mais ton nom, si puissant, m'avais toujours échappé...Salador. Je me ressaisis, puis t'observais cogiter, le ventre suintant d'eau claire. Le tendre chant des loups s'était enfin calmé, laissant place à une toute autre sorte de cris, celui des grillons. Je saisis ma proie, puis me leva, avant de m'ébrouer, ordonnant à chaque grain de sable de se déloger de ma fourrure de nacre. Je vins près de toi, laissant mes pattes dans l'eau, puis susurra entre mes crocs :


      « Salador. Je t'attendais. »


    Je ne sais pas très bien qui j'attendais, mais j'attendais quelqu'un. Avant de savoir que c'était toi, c'était ton corps qui s'approchait des gorges, le paradis des loups. Mais nous n'avons rien à nous dire. Nous ne voulions que nous observer, du moins, pour ma part. Et c'était très suffisant. Des fois, toute trace de logique s'envole, il faut faire face au destin. Et a des réalités insensées. Pourtant, j'étais en face de toi. Et j'attendais toujours un signe de vie, une parole de ta part. Une simple salutation ferais l'affaire.
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Salador

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MessageSujet: Re: "T'as-t-on déjà parlé de la mort ?" [Salador]   Lun 3 Mai - 13:08

Malgré la présence de la louve de nacre, Salador se sentait seul. Seul dans l’eau de l’oasis, seul plongé dans les ténèbres de la nuit, seul ayant perdu toutes émotions. La joie, l’amour, le bonheur… Tous ces beaux sentiments, il les avait perdus de vue. À leurs places gisait la solitude, la hargne d’un passé trop présent, la frustration… Toujours étendue sur le rivage de l’étang où les grillons laissaient entendre leur chant saccadé, ses prunelles noires comme le fond d’un puits ne voyaient plus rien. Un voile plus dense s’était dressé entre lui et la réalité. Ce n’est jamais bien de s’enfoncer trop profondément dans son subconscient et il y a toujours quelque chose qui prendra soin de vous en sortir. Et cette chose, en cette instant, se trouvait à être la guerrière plus jeune que lui.
Elle s’était levée de son banc de sable blond, s’était ébrouée non sans bruit et s’était avancé doucement, vers lui, une proie dans la gueule.

-Salador. Je t’attendais.

Le massif loup la détailla. Peu de temps il avait pour observer ses frères et sœurs de Meute. Le plus souvent, il se fiait à l’odeur. Belle fourrure de nacre elle portait, prunelles aussi profondes que les siennes elle avait. Sauf sur un point, ces yeux n’avait point de lueur nostalgique brillant en permanence…Urf…Gentille elle était aussi. À comparer avec ceux qui avaient recueilli Salador quand il était louveteau.

Le guerrier blanc resta dans l’eau fraîche et cristalline tout en se demandant s’il devait parler ou non. S’il éructait un seul mot, peut-être que sa carapace se fendillerait un peu. Une craquelure. Mais c’était tout de même une craquelure. Fissure, faille, canyon… Tant pis, il avait pris sa décision.

Salador se leva, dépassant Shiskaa de quelques centimètres de hauteur, ses épaules musclées penchées vers l’avant. De sa voix grave, un peu rauque, il dit : « Ah, oui? Alors, que veux-tu de moi qui suis un vieux fantôme ambulant… » La tristesse se lisait dans son ton comme si ses paroles s’était inscrites dans un manuscrit pour que l’on puisse les déchiffrer. La lypémanie a capturé le loup vif et libre comme l’air.
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Le Corbeau

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MessageSujet: Re: "T'as-t-on déjà parlé de la mort ?" [Salador]   Mar 4 Mai - 5:32

    Pourquoi t'oposais-tu à une rencontre ? Cela n'a rien d'agressif, tu sais. Une rencontre comme tu n'en à jamais connu avant, que tu as toujours fui. N'oublie pas que tu n'es pas à part. Chaque loup est un membre de sa meute. Et elle tient à sa meute plus qu'à son âme à présent. Elle savait ô combien sa survie comptais plus que la sienne. Toi, tu t'enfermais dans ta bulle, du moins, tu essayais, Shiska évitais ta fermeture en s'imposant. Voila pourquoi elle s'était levée, voila pourquoi elle t'avait parlé. Tu ne faisais que vouloir fuir, alors que tu savais très bien que tu n'avais plus d'échappatoire. De son doux regard, elle fouilla dans tes yeux sombres. Un regard presque admirateur, réconfortant, qu'un enfant peut porter à son père. Seulement, tu n'étais pas son père. Tu n'étais que son ainé, de peu, mais son ainé quand même. Tu chassait déjà lorsqu'elle est venue au monde, déjà tu souhaitait ton premier printemps. Mais adultes, qu'importe le temps. Elle ne te prenait pas pour plus agé qu'elle. Ni pour supérieur. Face à face, d'égal à égal. La louve perdis le fil de la "conversation", resta bouche bé, à te regarder d'une étrange façon indescriptible. Ne lachant pas sa proie, lui donnant un air de jeune et jolie sauvageonne, la fourrure en bataille, oreilles à l'écoute, et sa tête penchant légèrement d'un côté, elle pensait à ce pourquoi elle était là. Elle en avait eu envie, elle n'avait pas pû se contrôler, demander à ses membres de marcher dans telle ou telle direction. Tu te levas alors, lentement, laissant une nouvelle fois chanter le doux clapotis de l'eau fraiche dégoulinante, sur tes pattes, sur ton ventre et tes flancs. Lentement, tu articulas, et lentement, ton corps s'arquait vers l'avant, dévoilant des muscles impressionants.

      « Ah, oui ? Alors, que veux-tu de moi, qui suis un vieux fantôme ambulant ? »


    Tu n'étais pas un fantôme à ses yeux. Tu étais bien réel, loups de rêves inconnus, fort musclé, beau, pas très gracieux, mais très masculin, tu ne voulais pas t'inmposer, mais plutôt l'éviter. Les fantômes n'ont pas de personalité. Toi, tu en avais. Tu n'était pas vieux. Et tu n'étais pas ambulant, tu étais venu ici seulement dans le but d'assouvir ton instinct.

      « Je ne sais pas. Te voir. T'observer. Et me taire. »


    Rien de bien compliqué à comprendre. La louve blanche déposa sa proie sur le sable tiédissant en raison de l'absence de l'astre brûlant, près de toi, afin que tu puisse te nourrir si tu en avais envie. Elle se coucha dans l'herbe, près de l'eau, posa sa jolie tête dans l'herbe, gracieusement, planta son regard étrange dans le tiens, puis t'observa. Attendis une réponde, un simple mot, ou un beau silence.
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Salador

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MessageSujet: Re: "T'as-t-on déjà parlé de la mort ?" [Salador]   Dim 9 Mai - 11:16

« Je ne sais pas. Te voir. T'observer. Et me taire. »

Non, mais… Une telle réponse ne gagnait même pas l’attention de l’éternel glaçon. Il n’était tout de même pas une œuvre d’art destinée à une observation quelconque! Et voilà que la jeune voulait l’observer en détails. Ses muscles bandés à en rompre les cordes d’un arc se détendirent quelque peu et il rentra ses massives épaules avec un air de profonde lassitude, de vieillesse. Le Grand, il n’était point vieux physiquement, mais intellectuellement, dans son âme, il ne sentait que des plis secs et revêches. Salador tourna le dos à Shiskaa, qui s’était affaissée sur le sol herbeux du rivage, et baissa la tête, exaspéré. *Elle veut vraiment me regarder, la fille… Par les esprits des morts, que c’est oppressant!* Que pouvait-il faire pour se débarrasser d’elle? Ah, oui! Le taciturne le savait. Il allait jouer son jeu. Un jeu long et froid, mais bien instructif. Un jeu de fixation simple, sans mot dire. Sous les nobles sentinelles qu’incarnaient les étoiles scintillantes.

Salador se dirigea vers un gros rocher, promontoire datant sûrement de la nuit des temps. Temps originaire, passé présent dans notre futur. Le iceberg si assit, mettant en évidence ses cicatrices profondes, et fixa la femelle de nacre. La confrontation avait débuté, silencieuse. Ses prunelles profondes tel un gouffre sans fin décryptaient tout ce qu’elles pouvaient dans ses sœurs bleu et brune. Le seul problème, c’est qu’il n’était point doué pour ça, pour essayer de décrypter. En fait, seulement avec cet individu… Prenant une autre résolution, le grand guerrier crème se mit à lorgner la petite proie que sa consœur de rang avait attrapée.

Miam… De la viande fraîche et tendre. Salador n’avait point mangé une miette depuis le levé du soleil et seule la vue d’une minime parcelle de chair le faisait saliver. Toujours trop obnubilé à maintenir sa muraille sur pied, il ne pensait que très rarement à manger en cours de journée. Son corps entier trépignait à dérober la pièce de nourriture tant convoité…
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MessageSujet: Re: "T'as-t-on déjà parlé de la mort ?" [Salador]   Sam 26 Juin - 22:09


    [court, désolée =/]

    Il voulais tout savoir d'elle. Mais elle ne voulait rien savoir de lui. Elle en savait déjà suffisament pour comprendre qu'il était intouchable. Qu'importe ! Rien ne l'empêcherais de l'observer, de faire retentir devant ses yeux le doux son de l'innocence, d'une joie enfantine, d'une caresse sauvage. Le mâle voulait jouer le jeu. Il alla se placer haut perché sur son trône de marbre, et fixa ses yeux dans les siens. Salador cherchait à lire en elle. Mais ne la comprends pas qui le veut. La louve plissa légèrement les yeux, et repris leur "conversation". Lui aussi s'était enfermé, replié sur lui même comme un loir dans son terrier, comme une faible proie cherchant à se débattre alors que l'heure était venue pour elle de mourrir. C'est alors que, tout chasseur si peu expérimenté soit-il, plante ses crocs dans la chair chaude, dégoulinante de sang. Fait comme un rat. Cela lui arrivera tantôt, il sera si vieux qu'il ne pourra plus se débattre. Alors pourquoi continue-t-il ? Un comportement trop royal, comme si sa vie ne conscernait pas les bas-rangs. Lui qui n'était qu'un guerrier comme elle, comme tant d'autres... C'est sûr, elle lisait mieux en lui, que lui en elle. Il avait faim, à présent, et salivait à la vue de cette proie qu'elle avait chassé pour lui. Shiska n'avait pas détourné le regard, lui était plus faible, moins résistant qu'elle lorsqu'il était question de survivre. Elle tourna sa tête, poussant un soupir presque inaudible, laissant l'imposant guerrier se saisir de la viande sans se sentir observé, être sujet de tous les regards, surtout du sien, qui, elle le savait, était effrayant, dérangeant. Le nature est mal faite. Mais si tout le monde n'était qu'une seule personne, ô combien elle serait malheureuse... Une brise se leva, et les grillons, au bout de quelques instants, se turent, tous en même temps. Aucun bruit, si ce ne sont les respirations des deux loups. Non, elle ne briserait pas le silence. Mais lui, le briserait-il ?
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MessageSujet: Re: "T'as-t-on déjà parlé de la mort ?" [Salador]   Dim 4 Juil - 2:05

La lumière du monde des ténèbres venait de détourner son regard bien étrange du massif mâle, comme pour le laisser prendre sa proie. C’était un comportement bizarre, selon le taciturne, vu de son trône de pierre surplombant le paradis terrestre. Ses prunelles d’encre toujours rivées sur le campagnol, Salador trépignait, parcouru de sentiments peu caractéristiques à lui-même. Des sentiments? Des émotions? Cette situation devenait des plus intéressantes. Il devait se nourrir, c’était primordial, mais voler le gibier d’un confrère (dans ce moment-ci, d’une consœur, qui plus est) était quelque chose d’infaisable. Une porte à l’accès interdit. Grand loup lui était à l’âme terne et rachitique, Grand loup lui était avec un corps charnelle à sustenter. Tout ça était bien trop compliqué pour cette esprit vagabond, c’est pourquoi il fit à sa tête.

Les grillons, quelques instants plus tôt, chantaient de leur musique saccadée, tandis que maintenant, ils s’étaient tus. L’œil rouge qui voit tout avait disparu silencieusement, cédant sa place à l’astre argenté, compagne de toujours des insomniaques. Étrangement, à chaque fois que Salador restait éveillé à une heure telle que celle-là, le firmament revêtait son apparence la plus grandiose. Diamants par-ci, par-là, sur la longue redingote ténébreuse de la nuit, recouvrant tout un monde d’incapables et de célèbres. Un silence lourd et pesant élu domicile en cette endroit exclu de tous. La guerrière de nacre ne semblait point vouloir bouger, ni émettre le moindre son, ce qui faisait le bonheur de l’éternel glaçon. Il se releva de sa position assise, les profondes cicatrices zébrant les membres antérieurs lui donnant un air encore plus imposant, et sauta tranquillement du promontoire immortel d’un bond lourd, lourd comme son cœur de pierre. Le sable blond et fin de l’oasis engloutit tous les sons émis par ce saut, épousant les formes des grosses pattes du guerrier au pelage crémeux. Il s’avança vers Shiskaa les épaules voutées, le cou baissé, la queue pendante, et prit, sans se presser, la proie qui gisait entre les fines pattes de la louve. Pas une inclinaison de la tête, pas un remerciement ne sortirait de sa gueule assoiffée de sang. Il était bien déterminé à continuer ce jeu subtil, éreintant et bien amusant, selon lui.

Le mutilé retourna sur son trône de pierre, s’étendit de tout son long et goba le rongeur gras d’un seul coup de crocs, broyant du fait même tous les minuscules os. Et il retourna son attention sur la femelle aux yeux spéciaux, reprenant leur petite partie, son visage couvert d’un épais masque de marbre. Salador était prêt. Le jeu pouvait durer toute la nuit, il ne flancherait pas, puisque ses nuits ne sont qu’insomnies hantées par les esprits vagabonds des défunts loups.

Pour une des seules fois dans son vécu, le taciturne laissa entrevoir un mince sourire sur ses babines, malgré son dur masque. Qu’elle profite de cette brèche brève qui se refermera bien vite, la louve blanche comme le nacre. Ce jeu l’amusait vraiment, pour une des rares fois qu’il y avait joué.
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MessageSujet: Re: "T'as-t-on déjà parlé de la mort ?" [Salador]   Lun 19 Juil - 5:41

    Il ne le savais sûrement pas, mais la guerrière avait déjà eu tout ce qu'elle voulait. Sans le vouloir, il avait déjà annoncé la fin du jeu. La manche est déjà finie. Son superbe corps s'était déjà élancé, se projettant avec puissance près de la petite carcasse, et elle avait déjà remporté la bataille. Les seules règles ? Tu ne flanchera point. Hélas pour lui, il ne l'avait pas respectée. Et à deux reprises. Le doux souffle du vent cessa, et les grillons se turent, étrangement, comme si ce silence n'était pas un hasard. Comme si le temps s'était arrêté, laissant la louve prendre parole. Mais elle aimait faire durer le temps. Salador était prêt, un fin sourire, ni doux, ni totalement faux. Un sourire, de trop. Seconde effraction. En poussant un soupir inaudible, gonflant sa poitrine et soulevant sa fourrure, Shiska leva son museau vers le ciel, tout comme lui l'eut fait plus tôt, admirant les astres du crépuscule, ainsi que les formes somptueuses et grisâtres dérivant au grès du vent. Tous scintillaient, dans un calme absolu, seul résonnait le battement de leur coeur, comme à l'unisson. Ce n'était pas réel. C'était le pire des rèves qu'une mère puisse inventer pour une jeune fille. Son regard noir fixait la lune, à présent, elle aussi était sur son trente et un. Sous ses meilleurs jours, dirait-on. Claire, nette, lumineuse, trop parfaite aux goûts de notre belle amie. Oui, trop. Car personne n'est parfait. N'est-ce pas ? Il s'est pris au piège, en voulant trop jouer, et si naïf qu'il peut être, il en a oublié les règles. La règle. Shiska revint sur terre. Elle croisa le regard de son ainé, sans oublier un petit sourire en coin, avant de s'exprimer, tout haut.


      « Perdu. "Tu ne flancheras point." »


    Elle inspira profondément, puis se releva. Lentement, prenant tout son temps, elle s'ébroua, dans un nuage de sable, et tourna le dos au loup.


      « J'ai eu ce que je voulais, soit, je m'en vais. Je n'ai plus rien à faire ici. »


    Le temps repris son cours normal, et la nature, continua son tintamarre habituel. Lui jettant un dernier regard neutre, accompagné d'un sourire délicat, elle chuchotta ces derniers mots :


      « Au plaisir. »

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MessageSujet: Re: "T'as-t-on déjà parlé de la mort ?" [Salador]   Sam 14 Aoû - 13:02

[Je ne suis plus du tout inspirée par ce rp, car personnellement, je trouve que ce dernier poste est très bien et ça donne une fin mystérieuse à cette rencontre très intéressante. Alors, qu'en dis-tu si on le clôt ainsi, ça te va?]
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