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 ► On se connait ? ◄ [Pv]

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    Ẳ ℓ'αιѕє
    On s'connait, non ?
# Quater Back
Puf : P0m' Naissance : 07/04/1994 Messages : 145

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Sujet: &#9658; On se connait ? &#9668; [Pv]   

Change your mind and I'm feel so good..
My reason is in my heart ..
Good day, enjoy.

(Opium Deal)








    La nature semblait bien capricieuse aujourd'hui ... Son âme, son corps, et son être manifestaient leur mécontentement en un grondement de tonnerre au loin. Aucuns nuages ne se manifestaient cependant, signe que la chaleur était lourde. Les moustiques volaient bas, les oiseaux mangeaient bas. En principal, les hirondelles. Allait-il pleuvoir ? Aucune importance, je resterais là jusqu'à ce que mon poste soit relayé par une autre sentinelle. Sorrow, n'était pas si loin de moi à ma dernière connaissance. Comment se détacher de son devoir ? Comment quitter ce qui nous fait nous bouger tous les jours ? Ce qui nous donne parfois du fil à retordre aussi. Je semblais bien trop pensive à mon goût, et me détacha de mes pensée. Mes yeux semblaient pétiller, ce n'était que le vent qui les avaient effleurés. Mes jambes semblaient trembler, ce n'était que mes muscles qui me réchauffaient. Aucuns soubresaut ne pouvait me faire tressaillir et perdre de vue mon objectif. Pas même le bruit de pas furtif et duveteux des loups, ni celui des chevaux de la plaine qui étaient lourds et puissants. Les oiseaux, quand à eux, ne m'intéressaient guère. A mon esprit, c'était des petites choses fragiles dont il fallait prendre soin, mais ce que je ne ferais jamais, car ce n'est pas mon état d'esprit.
    Effectivement, le paysage commençait à se dégrader et se montrait dans ses jours les plus mauvais. Le ciel s'obscurcissait ne donnant que plus de difficulté à mes pauvres yeux de jument. Je ne pouvais surveiller tous les alentours dans ces conditions, et cela me déplorais. J'invoquais la pitié du dieu tout puissant pour qu'il ne pleuve pas, car je détestais la pluie. Pour moi, c'était signe de remémoration d'un passé difficile et comptant de nombreuses cicatrices intérieures. Je me les étaient pourtant affligées moi-même, inconsciemment et stupidement. Je crois bien qu'il m'arrivera encore plus d'une fois de tendre ma confiance à quelqu'un et qu'il la brise sous mes yeux. Naïve, sans doute. Inconsciente , aussi . Innocente , sûrement pas.


    Je ne pensais pas faire parti de ce clan qu'était la troupe de chevaux. Je pensais finir jument solitaire, errant sur cette sorte d'île gigantesque qui en aurait profiter pour m'engloutir aussi rapidement qu'il le pourrait. Seulement, j'avais croiser un jour un étalon qui fut rapidement mon compagnon et qui m'exposa les qualités concernant le clan et les défauts concernant le solitaire. Lui-même était solitaire. Ce qui me fit changer d'avis en rien de deux, ce fut lorsqu'il se fit tuer de sang-froid par les loups sous mes yeux lorsqu'il s'abreuvait. Je vois encore le sang jaillir et se répandre dans l'eau écarlate. Il était à cette période la seule personne qui pouvait me comprendre, et cela changea totalement ma pensée, et mes objectifs. Je ne pensais plus qu'à moi, mais aussi aux autres. Heureusement je trouva assez rapidement un troupeau sauvage. Ceux-ci même pour lesquels je guettes les alentours. De plus, les loups sont bien plus vicieux qu'on ne le croit.

    Savez-vous pourquoi j'ai peur de la pluie ? Parce que mes repères sont infiniment réduits à cause de l'obscurité et de l'eau qui me préoccupe à tomber sur mon corps, me refroidissant. Les loups en profite pour choisir leur proies. Des comme moi. Des chevaux ou autres animaux assez gros et grand, au quels ils peuvent s'attaquer sachant qu'ils sont complètement désorientés. Mais parce qu'aussi une certaine peur gise en moi. Ou plutôt quelques séquelles de mon attaque. Des traces indélébiles. Et même si je suis sentinelle, et que je dois me tenir d'être courageuse et me repérer dans ses endroits, rien ne peut y changer.
    J'observais toujours le ciel qui ne présageait rien de bon, et décida de rebrousser chemin avant que ma phobie de la pluie ne puisse me laisser rentrer au regroupement du troupeau. Je n'entendais plus tonner les humeurs de Mère Nature, et je m'en rassura quelques peu. Je rinça de l'oeil tous les environs une dernière fois pour être certaine d'avoir accompli mon devoir. Avec empressement, je voulu me retourner. Pourtant, avant que je tourne mon longiligne corps, j'entendis un bruit. Il avait été rapide, trop rapide pour moi. Un loup ? Peu importe, je me défendrais comme je le pourrais. Non, trop lourd et saccadé. Trop persistant et puissant. Un pas. Un cheval. Une odeur. Un étalon. Le dominant.

Jeu 4 Mar - 9:17
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    Fσи∂αтяιcє
Opium Deal
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Sujet: Re: &#9658; On se connait ? &#9668; [Pv]   

    Il est là ; le voilà. Allongé à l'orée d'une forêt brumeuse, en compagnie d'une jument alezane. Celle-ci a posé sa tête sur le garrot de l'étalon et garde les yeux fermés tandis que lui veille. Elle sait que rien ne peut lui arriver car jamais il ne pourra vivre sans elle. À tes côtés ; chaque soir ou matin il a le droit de rêver. Leurs deux coeurs battent au même rythme, celui de la prairie ; celui qu'impose Mère Nature aux êtres dignes de l'aimer. Le mâle de jais n'esquisse aucun mouvement, l'âme en paix et le calme régnant en son être lorsqu'elle se tient près de lui. Elle ; sa meilleure amie, sa confidente ; sa soeur de sang. À l'ombre d'un pommier aux couleurs flamboyantes, les deux équidés semblent en paix. Dur d'y croire quand une guerre ancestrale frappe toujours les deux clans, presque chaque jour. C'est pour cette raison que le dominant doit se lever pour rejoindre son troupeau, bien que la chaleur de la fraternité lui fasse le plus grand bien ; il doit s'en aller. Se redressant d'abord sur ses antérieurs, il y prend ses appuis pour lever la masse de son puissant corps du sol. L'étalon s'ébroue, secoue frénétiquement sa crinière épaisse. La jument se lève à son tour et tend l'encolure vers lui, poussant un doux hennissement. Les deux chevaux se soufflent dans les naseaux en guise d'au revoir avant que chacun ne reparte de son côté. Seuls.

    Un nouveau jour s'est levé il y a quelques heures, en oubliant les feux ardents du soleil, remplacés par la grisaille peu agréable d'épais nuages. Cette nouvelle journée offrira-t-elle à Opium Deal de nouvelles joies ? Cela fait longtemps que le seul réconfort qu'il peut trouver n'est autre celui que lui apportent sa soeur ou encore sa douce mère. L'étalon trotte sur les terres qui lui appartiennent, se décidant à oublier ses questionnements, ceux de ce genre ne servent sûrement à rien. Car l'avenir le dira de lui-même. Dans cette solitude paisible, il cherche son chemin. Le dominant ne se doit pas que de donner ordres ; et aujourd'hui Opium s'est décidé à faire le tour des frontières. Activité qui lui permettra de rencontrer les sentinelles de son troupeau, avec lesquelles il pourra peut-être discuter quelques instants. Savoir s'ils n'ont rien remarqué d'anormal, mais aussi prendre compte de leur état. Comment pourrait-il se permettre de guider tout un clan s'il n'était même pas capable de s'intéresser aux êtres qui le peuplent ? Il attendait depuis longtemps ce jour de chance, celui où il pourrait suivre la trace de ce grand Roi ; alors il n'est pas prêt de céder sa place et encore moins d'être indigne de noble Riskan. Au fond du coeur de Deal, un lien invisible s'est créé sans que même qu'il n'en prenne compte. Par le rang qu'il a, celui-là même que possédait Riskan il y a peu ; ils demeurent toujours ensemble. Ici sur la terre qui leur ressemble, ce grade les lie discrètement.

    Mais le grand mâle n'y pense pas, les yeux rivés vers le ciel qui se déchire dans des grondements retentissants, il se demande quand est-ce que la pluie tombera et abreuvera la terre. On ne peut pas dire que les pluies diluviennes soient une météo appréciée d'Opium Deal. Pour cause, elle vous trempe et glace jusqu'aux os, elle baisse considérablement l'étendue de votre vision, elle détrempe le sol jusqu'à ce qu'il devienne même collant... Rien de bien agréable en somme. Mais l'étalon ne se fait pas plus de soucis, ayant déjà combattu tempêtes et marées plus d'une fois dans sa vie ; après tout il est toujours en vie à cet instant. Reprenant un trop moyen, il suit les traces indistinctes de sabot sur la terre moelleuse des environs, remarqués quelques minutes plus tôt. Pour bientôt apercevoir à plusieurs mètres une silhouette équine se détachant de l'horizon.

    Le grand mâle lève maintenant plus haut ses genoux à chaque foulée, améliorant toujours son allure pour le regard d'une jument. Son trot plus rebondit offre un tempo plus puissant, plus masculin encore. Arrivé à quelques pas de toi, il te détaille de son regard presque impassible et pourtant étonnamment doux. Il ne croit pas de te connaître ; il te connait. Mais encore faudrait-il qu'il retrouve ton nom, pour une fois cela le changerait. Tu es ici en sentinelle, jument d'un alezan plus clair que sa soeur. Opium lève un peu la tête et d'une voix plus forte que lui bruit du vent, il s'exprime :

    « Vous êtes Quater Back, n'est-ce pas ? »

    Les quelques syllabes de la fin furent oublier, surpasser par la détonation d'un éclair, si puissant car si près que l'étalon faillit en sursauter. Reportant son attention sur toi, le mâle comprend que quelque chose ne va pas. Comme pour confirmer sa pensée, une goutte vient s'écraser sur ses sombres naseaux. L'entier se rapproche de toi, ne voulant pas te perdre de vue à travers de rideau d'eau. Car en quelques secondes, la pluie tombe à torrent.
Dim 7 Mar - 2:53



« Opium Deal »
Coupable, témoin et victime tout à la fois.


« Il existe une règle incontournable dans le jeu de la vie. C'est que tôt ou tard, chacun doit arrêter la partie. »
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    Sujet: Re: &#9658; On se connait ? &#9668; [Pv]   


      Pour seule compagnie moi-même, je ne pensais pas que quelqu'un allait oser pointer le bout de son nez aux frontières par ce temps-là. Les seuls vrais aventuriers prenaient un risque ,peut-être inconscient, de venir ici. C'était l'un des endroits les plus dangereux pour nous, chevaux, pauvres bêtes trop lentes pour et surveiller, et se défendre. De plus, les sentinelles se devaient de rester en vie assez longtemps pour la survie de leur troupeau car elles étaient aussi importantes que les combattants ou les guérisseurs. Ils sont les yeux et oreilles du groupe. Sans eux, les chevaux s'inquiètent, voir cèdent à la panique assez rapidement. Sans moi, ce n'est pas pareil. Je suis sentinelle, mais la perte d'une seule sentinelle n'est rien, on remplace très vite. Alors à quoi bon être là pour les autres lorsque notre perte ne vaut rien de plus qu'une carcasse asséchée et dévorée au bout de 3 jours ? Que puis-je faire de plus que risquer ma vie tous les jours voir nuits ? Trop de questions philosophiques trottaient dans mon inconscient, se bousculant et laissant place aux plus importantes.

      Pour en revenir au sujet présent, je m'étais à peine retournée que j'aperçus la musculature à la fois chaude et humide de l'étalon qui se tenait en face de moi. Il était deux fois plus imposant que moi, petit gabarit que j'étais. Du point de vue normalité, c'était le dominant, alors je ne pouvais me comparer à lui. Cependant, je ne pouvais m'empêcher de me penser si fragile et douillette à côté de lui. Il semblait beaucoup moins chamboulé que moi du temps qui se déchainait, voir habitué. A chaque coup de tonnerre qui résonnaient jusqu'à moi, je sursautais intérieurement. Mes jambes montraient mon affaiblissement, tremblantes et branlantes. Je ne pouvais l'apercevoir comme au jour où j'étais arrivée dans leur troupeau. La seule fois que je l'avais vu clairement. Il était loin de moi, fier et à la fois possédant des traits tirés montrant sa dominance et sévérité.
      Aujourd'hui, il m'était proche. Je le voyais non d'une robe baie, mais totalement noir, les crins aussi humides que son corps. Le voile noir s'était enfin étendu. Ce que j'avais crains depuis pas mal de temps. La pluie s'abattu en un rien de temps, me laissant perplexe. Je ne comprenais pas encore tout ce qui venait de se passer.

      Il prit alors les devants, ne me laissant même pas le temps de pousser un gémissement de peur. J'étais comme clouée au sol, mes membres se solidifiaient tellemens rapidement que je ne m'en rendis pas compte. J'étais raidie sous la pression qu'exerçait ma phobie.

      « Vous
      êtes Quater Back, n'est-ce pas ? »


      Il ne fallut que ces quelques paroles pour me rassurer . Qu'il soit dominant je m'en fiches. Que ce soit un étalon courageux d'être venu jusqu'ici par ce temps, non. J'avais besoin de lui, et qu'il soit quelqu'un de désagréable, il pourrait quand même me raccompagner jusqu'au regroupement. Je décidas alors de lui parler, comme le devait une sentinelle face à son dominant. Cependant, je n'avais entendu la fin de sa phrase, et s'il m'avait demandé autre chose que "Vous êtes Quater Back" je ne pourrais lui répondre à cause de ces satanés bruits qui nous rendraient presque sourds.


      << Oui . >>

      Je peinais tellement que je faisais presque pitié. Ma voix tremblante semblait parfaitement s'accorder avec mes antérieurs qui reflétaient ma peur. La pluie tomba à flots, ne me laissant encore moins parler. J'étais brisée, et je ne pouvais plus bouger maintenant. Trop tard. Pourquoi était-il apparut ? Pourquoi ne m'avait-il pas laissé rentrer tout simplement ? Au moins je serais arrivée. A présent, je savais que je resterais fidèle à l'endroit où je me tenais mais ne voulait pas montrer ma peur à Opium tout simplement pour pas qu'il ne me juges sur mes capacités à rester sentinelle. Je décida de continuer la conversation avec bien du mal pour qu'il ne découvre pas tous mes petits tressaillements. Je pouvais encore les dissimuler grâce à la pluie abondante et le noir qui s'installait de plus en plus.

      << Que faites-vous par ici, ce ne sont que les sentinelles qui.. >>

      Un bruit de tonnerre.

      << Qui .. Qui surveillent >>

      Ma voix essayait de surpasser les bruits de tonnerre, mais j'y arrivait difficilement. Maintenant, je voyais encore moins le mâle. Il était si sombre que je pouvais le confondre à une ombre. Je n'avais pas peur du noir, non. Cela ne lui rendait qu'un côté mystérieux et intouchable. Son souffle chaud m'atteignait et me réchauffait quelques peu. Il était soit protecteur et venait me ramener au campement, soit fou et voulait tester ses capacités de combat aux frontières par ce temps. Peu-être les deux, ou aucun. Le rideau de pluie qui nous séparait laissait une sorte de mystère, d'impossibilité à se parler. On étaient comme en phase de connaissance, mais par le regard.
    Dim 7 Mar - 5:09
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      Fσи∂αтяιcє
    Opium Deal
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    Sujet: Re: &#9658; On se connait ? &#9668; [Pv]   

      Tu n'es qu'une de ses juments parmi tant d'autres. Même plus facilement que beaucoup d'autres, tu te fonderais dans la masse jusqu'à en devenir presque invisible. À un regard neutre, tu n'as rien de spécial, sûrement rien d'exceptionnel qui n'attire l'oeil, jusqu'à à te contempler plus longuement. Pourtant il suffit de t'observer assez longtemps pour comprendre que, comme chaque être de cette terre, quelque chose te différencie de toute une peuplade, aussi étendue soit-elle. Malheureusement le grand mâle ne te voit que fébrile en cette soirée d'automne, sous le ciel éclairé du tonnerre que Mère Nature fait rugir à chaque instant. Ton corps tremble sous l'effet de ta nervosité et tes muscles tressaillant ne te permettent même plus d'esquisser un simple mouvement. L'entier pose quelques secondes son regard sur tes membres tremblants qui paraissent pouvoir se dérober sous ton poids à n'importe quel moment. À côté de lui, on peut te penser aussi frêle qu'un yearling ; la carrure d'Opium Deal est non seulement imposante mais dégage cet excès de fierté et cette assurance naturelle. Tandis que toi tu cèdes à une peur que lui ne ressent point.

      Pourtant chaque jour tu affronte le danger. Certains pensent que le rôle d'une sentinelle n'est que peu important et qu'ils ne font rien de plus de leur journée. Mais si une attaque de loups venait à se déclarer, qui serait assez près et à la fois assez loin pour avertir le troupeau à temps ? Qui serait en première ligne et donnerait sa vie pour sauver tous les autres ? Tu sembles si fragile aux yeux de ton dominant que parfois il se demande comment il a pu accepter que tu te retrouves ici ; à attendre la mort. Opium lève sur toi un regard de compassion à ces pensées funestes, mais le vent balaye son toupet qui vient cacher son oeil droit aux derrières de crins ruisselant.


      << Oui . >>

      Malgré la tempête faisant rage, elle a entendu sa question. Et pour une fois Deal ne s'est pas trompé ; il a réussi à retrouver le prénom de la demoiselle - presque - facilement. Mais la voix chevrotante de la jument ne rassure pas le mâle qui, de plus en plus, culpabilise d'obliger quelqu'un à rester ici par n'importe quel temps et à n'importe quelle heure. Jamais il ne pourrait se permettre alors de lui demander comment elle va, car même si elle lui répondait « Oui », il n'en croirait pas le peu de véracité.

      << Que faites-vous par ici, ce ne sont que les sentinelles qui.. >>

      La foudre déchire le ciel dans un bruit assourdissant.

      << Qui .. Qui surveillent >>

      La voix de la jument se perdit au milieu de tintamarre créé par la tempête. Sur la Colline aux Mystères, la soirée était tombée bien plus tôt que d'habitude. Cet endroit déjà austère habituellement prenait des airs encore plus lugubres par la nuit tombante, à travers le rideau des pluies diluviennes. Les arbres environnants se courbaient sous le puissant vent qui faisait rage ici, leur silhouettes tordues se détachaient du paysage, telles les ombres des dangereux prédateurs aux corps biscornues. Et quand vous croyez avoir retrouvé les pieds sur terre, un éclair lumineux zèbre le ciel, tandis que sa mélodie retentissante vous détruit les tympans. Tu as peur, la belle ; il comprend.

      Opium Deal s'avance vers toi sans un mot de plus. Que pourrait-il bien contre ce déchaînement de la nature ? Sa voix ne vous servira pas ce soir, mais vos regards et vos corps en diront tout autant, peut-être même bien plus qu'une simple discussion. Durant de longues secondes, le mâle se plonge dans tes yeux comme pour y trouver une réponse, au delà de l'angoisse qu'il peut y lire. Puis comme s'il suivait un signe visible à lui-même, il se mit au trot pour te contourner. Il se déplace autour de toi, passant derrière ta croupe ; te frôle. S'arrêtant parallèlement à toi, il baisse sa tête à hauteur de la tienne, son regard de coin posé sur toi. Doucement il colle son flanc contre le tien. La longue marche qu'il a effectué lui a permis d'emmagasiner une grande chaleur que son corps doit maintenant évacuer et qu'il peut te transmettre avec autant de gentillesse, compassion et galanterie mélangées. Si tu ne peux quitter ce poste important, alors lui restera à tes côtés ; le temps qu'il faudra. Si tu le veux bien.
    Lun 8 Mar - 7:52



    « Opium Deal »
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      Sujet: Re: &#9658; On se connait ? &#9668; [Pv]   

        Mais et toi ? Tu es si puissant, si intouchable et si sûr de toi... Je ne suis pas que la petite jument fragile et sans défense aux yeux des autres . Ne crois pas aux apparences que je laisse paraitre. Je peux être bien plus forte que cela. Seulement, si ton point faible te faisais perdre tous moyens devant moi, dirais-je ou penserais-je la même chose à ton égard ? Non. Je ne te jugerais pas, comme à mon habitude. Seulement, toi, tu le fais. Tu me regardes comme si je pouvais me briser en deux à tous moments. Oui, cette fierté, cette protection, et cette certitude me rende encore plus perplexe à ton sujet. Je ne comprends pas totalement ce que tu veux me laisser penser de toi. Mais même si je ne bouges pas ou plus, ce n'est pas parce que je suis hébétée ou impressionnée, c'est juste parce que j'ai peur et ... je me rends compte de comment les autres me perçoivent. Je me suis enfin rendue compte, oui . Auparavant, je n'arrivais pas à me faire à l'idée que j'étais tout le temps malheureuse, ou plutôt ne comprenais pas pourquoi c'était moi que l'on décidait de briser. Maintenant je vois s'éclaircir mes pensées : J'étais la simple jument frêle et naïve, qui servait de compagnie durant un, deux voir trois jours, et pour laquelle on se désintéressait aussi vite que l'on avait remarquée. J'étais le simple jouet d'une manipulation perfectionnée des étalons. Voir même des juments . Car, je ne me suis pas déçue que des étalons, mais aussi de ces perfides juments qui peuvent être bien plus malines qu'on le croit.

        Son regard devient de plus en plus réchauffé, voir inquiétant . Oui, une lueur dans le noir c'est toujours inquiétant. Je repenses aux quelques milliers d'yeux que j'avais aperçu ce soir-là. Ce n'était pas un étalon qui semblait vouloir me protéger, mais bien une dizaine de loups. Satanés bâtards ! Qu'ils aillent en enfer. Je ne parle pas de la race des lupins en général, mais plutôt des dix qui s'étaient acharnés sur moi. Comment je m'en suis sortie ? C'est encore un mystère que je n'ai moi-même pas résolu.

        Crois-moi, tu ferais mieux de m'ignorer. Tu ferais mieux de laisser la tempête se calmer et t'en aller au loin rejoindre ceux qui auraient réellement besoin de toi comme les poulains ou les chevaux en détresse. Je ne suis pas en détresse, oui, crois-moi. Je ne suis que le signal d'un phare pour un bateau qui arrive au port et se prépare à amarrer. Je veux dire par là, que je ne suis rien de plus qu'un simple phare qui a besoin qu'on lui change son ampoule régulièrement. Je suis exactement pareil. Je suis la jument qui sert d'aide juste lorsqu'on en a besoin, et à qui on pense juste lorsqu'il s'agit d'encore mieux se faire aider. Je sais que cette comparaison t'échappes, mais maintenant tout s'éclaire en moi et je comprends. Je comprends pourquoi tu es ici. Tu ne fais que venir en aide à une petite sentinelle qui semble perdue. Mais en fait, tu veux simplement l'aider, pour mieux qu'elle soit en capacité d'éclairer le troupeau. Voilà la comparaison. Juste encore et encore en rapport avec toi et ton troupeau. Quand penseras-t-on que je suis un être fort mais qui a besoin d'une réelle attention ? Jamais à mon avis personnel. Sans doute vaut-il mieux.


        Tu t'approches encore de moi, de plus en plus. Ta maladie de la fièvre chaude se transmet et envahit mon corps qui semble si attendri par tes mouvements et tes allures de dominants charmeurs. Cependant, la chaleur qui m'envahit n'est pas celle de l'excitation, mais simplement celle de la tienne. Tu me réchauffes, et c'est tout à ton honneur! J'apprécie l'attention que tu portes sur le petit être que je suis, mais malheureusement pour toi je ne me laisserais pas avoir une fois de plus. Je ne suis pas comme les autres. Pas comme celles-ci que tu apprécie tant, pas comme celles que tu convoite avec tant de courtoisie et qui attende de toi juste d'être aimées. Je n'attends rien de toi, si ce n'est les qualités du dominant qui nous dirige.Voilà que ta chaleur me dégèles, me laissant glisser les yeux sur les beaux reflets de tes crins luisants et scintillants. Ta danse me mettrais presque en transe tellement ton allure est divinement bien contrôlée par tes pulsions. Je te regardes, encore et encore, inlassablement, ne trouvant pas ce cinéma plus pitoyable que tout autre.


        Tes naseaux me laissent prétendre que tu renifles mon odeur parfumée qu'est celui de la jument. Ton histoire de collé-serré ne me fait pas réagir plus que ça, et pourtant, je t'avoue que c'est bien la première fois que je ne me laisses pas user des charmes d'un bel étalon comme toi. Je ne comprends pas ça. Voilà, encore une question. Il ne faut jamais s'étonner, car avec moi, tout n'est que question dans la vie et rien n'est aussi simple qu'on le dit. Les éclairs se sont dissipés en si peu de temps que je ne le remarqua même pas. Seul quand ton pas [s'arrête et que tu viens te loger à mes côtés; je me rends compte que je ne trembles plus. Merci. Je te remerciement, simplement et dignement. Tu es quelqu'un de respectueux, pour sûr, et je te respectes, tu le sais. Mais tu n'es pas quelqu'un d'attentionné, enfin pas au premier abord à mon jugement. La pluie continue à tomber à torrents, ce qui laisse tout ce mystère et ce charme qui s'opère entre nous. Peut-être que lorsque la pluie cessera, je m'en irais, sans un mot, juste pour garder le souvenir de ce moment sous la pluie où aucuns mots n'étaient attendus et recherchés.




      [J'ai écris dans le point de vue interne de ton perso, pareil que toi dans mon premier paragraphe, et par-ci par-là, ça inspire <3
      PS : Désolé, j'ai eu un bug lorsque j'ai envoyé, et la mise en page s'est complètement foirée, je peux plus la remettre normalement. J'ai la flemme de ré-écrire tout ça, comprends moi x) ]
      Lun 8 Mar - 9:05
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      Sujet: Re: &#9658; On se connait ? &#9668; [Pv]   

        Lui en veux-tu de t'avoir juger si rapidement ? Pourtant comme lui qui se trompe sur ton compte, tu te trompes sur le sien. Oui, il n'est au fond pas celui que tu crois. Il est si simple de se former un masque et de s'y reconnaître, de jouer le jeu ; de jouer son rôle. Même si Opium reste un étalon d'un naturel extravaguant, il y a des choses qu'il ne peut se permettre et ne se permet pas par raison ou par folie. Si son caractère gentleman et – il faut l'avouer – très souvent dragueur « l'oblige » à fréquenter ses juments de façon très proche, mais toujours temporairement ; l'a-t-on un jour vu amoureux ? Un peu de romance durant un moment, de la tendresse dans la voix, le regard pétillant et l'allure relevée ; il en faut parfois ci-peu pour qu'elles en tombent raides. Mais que faut-il donc à ce mâle de jais pour qu'un jour il tombe lui aussi dans ces filets tant rêvés ? Tu te questionnes peut-être sur le fait que lui sait que tu n'es pas de ces femelles-là, tandis que lui se demande si un jour il arrêtera d'accepter ces jeux futiles et inutiles .


        Et si j'ai tord de lire en toi, par cette soirée obscure pourtant si bellement éclairée par ta présence, blesse-moi puis pardonne-moi. Car en cette journée il n'y a que le beau qui m'échappe, seul ta peur et ta tension me parviennent et irradient mes pulsions de protecteur. Seuls quelques silences nous effleurent ; nous n'avons que si peu de raisons de briser ce doux silence. Pourtant je fais le tours de tes mots, tes remords ou tes remontrances, de cette déception que je lis dans tes yeux. Et tant pis, si tu m'interdis d'être pour toi le seul objet de ton attention et les seules flammes de ton désir. Je n'attends rien de toi, la belle. Que je puisse en être fier ou non, là n'est pas la question. Tu te trompes petite jument, quand tu penses que je suis venu ce soir pour afficher une nouvelle conquête à ce tableau de chasse, sur lequel tant de juments aimeraient figurer. J'aimerais seulement prendre au soleil absent le feu qu'il manque à ton corps, pour qu'enfin tu puisses brûler de nouveau d'énergie, celle qui te permettrait de vaincre cette tempête, cette peur si profondément encrée en toi. Quand j'ai pris la route de mes frontières, je ne pensais qu'à parcourir ces terres que je chéris et à y rencontrer ces chevaux que je protégerais corps et âmes. Es-tu trop solitaire ou pas assez solidaire ; pour comprendre que ma vie passe après celle de mon troupeau ? Ai-je donc été assez bête ou trop sûr de moi pour croire que tu m'accepterais, comme on accepte un bon ami ..?


        Tes yeux le parcourent sans cesse, comme si tu ne pouvais détacher ton regard de ce corps aux muscles encore bandés. Deal reste toujours prêt au mouvement, encore plus par ces temps d'orage, si près de la frontière. Pourtant il garde la tête basse, pour rester à ta hauteur, mais ses yeux sont maintenant fermés. Seuls ses naseaux humides vibrent de son souffle rauque, alors que ta senteur parfumée, fortement perceptible malgré la pluie, les lui chatouillent. Sa respiration régulière soulève ses flancs, l'un contre le tien que l'oxygène fait aussi vibrer d'un rythme plus saccadé. Ce calme apparent cache bien des questions qui courent et se percutent dans sa tête, toutes aussi gênantes les unes que les autres, car aucune n'a de réponse. C'est doucement que le dominant ouvre les yeux et tourne la tête vers toi pour couvrir ton regard du sien. Un instant il ose s'y fixer avant de cligner des yeux, comme si l'éclat brillant d'un rayon du soleil l'avait ébloui. D'un mouvement plus sec, il s'échappe de cette étreinte invisible mais bien réelle.

        La pluie battante semble oubliée et le mystère de cette soirée d'automne n'en est que plus attractif. Si une prière pouvait arrêter le ciel de pleurer, alors Opium perdrait la mémoire pour ne pas avoir à prononcer cette supplique à Dame Nature. Lui ne pose plus sur toi qu'un regard neuf, lumineux et curieux, intéressé même. Pas comme quand on regarde le prix d'un objet dans une vitrine, plutôt comme quand on veut de cet objet en comprendre le sens, l'appartenance et l'histoire. Idiote comparaison pour une jument si intrigante qu'elle en est belle. Mais ce moment de charme ne s'éternisera pas, bientôt la pluie s'en ira. Partiras-tu avec elle ? Le dominant se questionne et ne comprends pourquoi ; pourquoi ne veut-il pas que cet instant arrive. Le destin avait écrit cette rencontre depuis des mois peut-être. Oui, peut-être étiez-vous fait pour vous rencontrer. Qui sait ?

        Si seulement tu pouvais voir en moi autre chose que ce que tout le monde dit. Je ne suis pas ici pour protéger la sentinelle de mon troupeau ; je suis là pour prendre soin de la jument que tu es Quater. Je ne suis pas venu en cet endroit pour charmer une autre femelle de mon troupeau ; je suis ici... parce que j'en ai l'envi, sûrement. Un fil étroit m'a amené jusqu'à toi, jusqu'au moment où il se brisera pour te laisser t'échapper loin de moi.
      Dim 14 Mar - 7:58



      « Opium Deal »
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        Sujet: Re: &#9658; On se connait ? &#9668; [Pv]   


          Je ne sais plus depuis combien de temps nous nous regardons . Je ne comptes plus à vrai dire. Le temps me parait si futile lorsque ton regard si pénétrant essaie de transpercer mon âme. Une sorte de cloison est mise autour , un champs de protection. J'ai peur de toi bel étalon; fier dominant que tu es. J'ai peur de t'accorder la confiance que tu voudrais, peur de te laisser prendre possession de moi et peur de laisser agir un peu plus tout le charme du paysage dans lequel nous faisons décor. La vie ne reprend pas son court car, nous lui captons toute son attention. Elle ne peut se lasser de voir notre petit jeu enfantin et puéril, et se garde de laisser ce rideau de pluie entre nous. J'ai l'impression qu'elle non plus ne veut pas me voir disparaitre. Elle non plus, cette vie, cette Mère Nature, ne veut pas que j'ignore ce qu'il se passe à ce moment-même . Elle veut que je prennes en compte ce pourquoi tu es là, ce pourquoi tu me regarde si intensément. Je ne peux. Suis-je de nouveau naïve? Je m'en fiches. Comprends-moi , Opium .. Tu es et sera toujours celui des rêves les plus chers de toutes ces demoiselles. Je ne crois plus aux comtes de fées depuis un certain temps, ce, déçue par les princes charmants qui se révélaient être des crapauds. Mon âme et être ne peut se languir de tes gestes, de ta manière de me regarder, de ta manière de me faire comprendre ce que tu veux que je comprennes. Pourtant, je n'associe aucunes paroles à tes gestes et regards. Sans doute suis-je trop en transe à cet instant précis. Je suis comme captivée, et captive.

          --* Opium .. Ta chaleur me parait si réconfortante que mes soupçons se font plus persistants. J'ai l'impression que tout ça n'est qu'un rêve, que plus rien n'est réalité. Crois-tu que je suis là pour succomber à ton charme ou découvrir le vrai étalon que tu caches derrière ce masque? On se croirait à un bal masqué dont les festivités seraient menées par nous deux. Nous, les pros des masques, les pros des fausses identités. Tu es comme moi hein ? Non ? Je ne sais pas. Mais regarde-moi ! Je ne puis me lasser de ton regard. A peine tu lâches le mien que mes frissons reprennent de plus belle. A peine commences-tu à t'éloigner que mes antérieurs faiblissent. Mais tout ça n'est que pour mieux revenir, et je reprends de la vigueur rien qu'au son rauque et chaleureux de ton souffle produit par tes naseaux. *--

          Une sorte de lumière vient de s'installer en moi. Elle m'éclaircit, me guide vers toi, et à la fois me donne raison : je ne suis pas faite pour cela. Un anneau se dessinait au loin des territoires inconnus des chevaux . Un arc-en-ciel. Le soleil se levait. Mes yeux s'illuminèrent d'émerveillement de par cette émanation. Est-il temps que je partes ? Aidez-moi. Je vous en supplie. Je ne veux pas qu'il voit le visage humidifié, triste et sans vie qu'est celui que je possède. Je suis comme repoussante à ce jour. Le seul charme que j'obtenais était de par la nuit que Mère nature nous offrait, ainsi que les gouttes qui me rendait luisante. A présent, tout le charme allait s'estomper. Je ne veux pas, saches Opium. Je ne veux plus. L'arc-en-ciel semblait vouloir me forcer à partir. Plus il grandissait, plus ma peur s'enfouissait dans le sol. Et plus je sentais partir dans les filets de ce jeune dominant. Jeune ? Après tout, je ne sais pas quel âge il avait. Je ne savais pas même s'il avait mon âge. Qu'à cela ne tienne, je n'en tenais rigueur, car qu'il soit plus jeune ou plus vieux, rien ne pourrait changer dès lors de mon point de vue.

          Désires-tu que je te laisses seul ? Désires-tu que je reparte de mon côté ? Je n'en sais rien, mais comment pourrais-je savoir . Je ne peux et veux plus parler après ce qu'il vient de se produire entre nos deux âmes. Je suis indécise oui . Je suis indécise sur le sort que j'allais nous réserver. Le destin ? Que ce soit destin ou pas, je m'en fichais aussi prodigieusement car ce satané destin ne m'était pas venu plus tôt en aide. Etait-ce mon destin de suivre le chemin des juments nébuleuses et sans espoirs ? Des juments complètement paumées et sans repères après s'être fait lâchées ? Etait-ce mon destin de te rencontrer pour mieux me faire un compte-rendu de ce que tu étais ? L'étalon parfait. L'étalon puissant. L'étalon ... Qui me donnait tant de fantasmes. Dans mes plus beaux rêves tu était mien. Tu était celui que j'avais réussit à conquérir. Oui, en fait je me suis trompée. Je suis comme les autres. Je t'ai induit en erreur. Je suis erronée par la même occasion. Mes yeux t'ont indiqués ce que je ne voulais pas. Ils t'ont fait penser que je voulais de toi sans me prétendre au même stade que les autres juments. Ils t'ont aussi indiqués que je semblais plus forte, plus courageuse qu'elles mais c'est faux. Que m'est-il passé par la tête ? L'envie de te séduire, de te donner envie comme tu me donnes envie.

          La pluie ne cessait toujours pas, mais la nuit qui reflétait notre mystère s'était envolée. L'heure d'enlever les masques était-elle au rendez-vous ? La pluie qui semblait représenter la romance, est devenue moins ardente et moins pertinente. Je perdais confiance en moi. Si je voulus parler, c'était le moment. Cependant je ne pus. De plus, entre temps , je m'étais retournée pour te faire spectacle de mon dos. Si seulement tu voyais mon visage apeuré et si honteux du spectacle que je t'avais offert, tu fuirais le plus vite possible. Non, je ne te demande pas de partir, je veux que tu restes. Je veux sentir ce souffle puissant, chaud et masculin dans mon dos, je veux sentir la présence de l'étalon que tu es. Mon regard qui te fuis à présent, est signe de fuite de compréhension , et de recherche entre nous. Je ne cherche pas à savoir qui tu es, voilà. Je ne cherche pas à savoir comment tu te comporteras, car quoi que tu dises, je réagirais toujours de la même façon. Opium ..



        Dim 14 Mar - 9:11
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          Fσи∂αтяιcє
        Opium Deal
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        Sujet: Re: &#9658; On se connait ? &#9668; [Pv]   

          Le temps s'écoule, rapidement même ; et vous ne voyez rien. Tous deux captivés de l'un à l'autre et prisonniers de simples regards dont l'intensité fait toute la romance. Mais déjà la nuit perd sa place et le soleil revient jeter ses feux sur vous, réchauffant l'air humide de par sa chaleur constante. À travers les milliers de perles d'eau qui tombent du ciel, un arc en ciel apparaît illuminant l'horizon comme pour repousser le mauvais temps et mettre en valeur tous ces bons sentiments. L'étalon relève la tête et pointe ses oreilles vers l'avant. Pas que le renouveau du jour lui inspire un joie intense, non. Au contraire car le mystère qui entourait ce contact va s'estomper. Non, il réagissait à un de tes infimes mouvements. Tu semble hésiter, te balancer d'un sabot à l'autre. Que se passe-t-il, la belle ? Aimerait-il te demander. Mais peut-il se permettre d'ouvrir la bouche pour prononcer des paroles qui ne seront qu'inutiles, aussi futiles qu'un grain de sable au milieu du désert. Jamais le bel étalon ne pourrait briser ce doux silence que seul le clapotis régulier des larmes du ciel vient perturber. La lumière nouvelle annonce-t-elle une fin ; la fin d'une romance au clair de lune ? De deux êtres que le destin a fait se croiser, au cœur du mystère et de la fascination. Oui Quater, tu as réussi à capter ce dominant farouche et indépendant que seul le flirt amusait.

          Pourquoi la belle ? Oui, dit-moi. Dit-moi tout. Je sais que ce n'est pas le soleil qui installe cette chaleur en moi. Ce n'est pas le jour nouveau qui me fait briller intérieurement. C'est si doux et pourtant je trouve cela effrayant. Moi qui n'est aucun maître, aussi indomptable que l'aigle dans le ciel ; moi qui suis aussi solitaire que cette île au milieu de la mer ; laisse-moi te dire que je ne peux pourtant pas refouler ces pulsions que tu provoques chez moi. Il est si dur d'y résister, il serait tellement plus simple de s'y soumettre. Mais si un seul faux pas doit se produire, je t'éloignerais de moi ; et cela je ne le veux pas. Non ! Ne me tourne pas le dos. Non ne t'éloigne pas, reste près de moi. Apprends moi. Veux-tu fuir cet enchantement ? Oui c'est ça, tout cela n'est qu'un rêve...

          Un jour on lui a expliqué que les sentiments étaient compliqués, qu'il fallait les accepter, les dompter, s'en abreuver... On lui a prouvé que chaque histoire commence de la même façon. Mais tous les arguments sont maintenant démentis. Petite histoire dans le soirée froide d'une nuit d'automne. La chaleur d'un corps a fait taire les frissonnements du tien. Les autres au loin s'amusent tandis que vous jouissez d'un intimité au cœur de laquelle vous êtes aussi innocents que des poulains. Aujourd'hui la nature même en a oublié ses lois. Et vous vous contempliez comme si la vie même avait été en jeu, pour vous le temps n'était plus de mise. Mais qu'en est-il maintenant ? Un pauvre étalon qui se jouait des juments se retrouve face à l'une d'entre elles, pas la plus belle, pas la plus forte, pas même la plus dominante. Mais la plus envoûtante. Tel que le dominant ne peut qu'observer et se taire, tombant au creux même de filets que lui ne connaissait que par ses jeux en compagnie de femelles paumés et aveugles. Crois-tu être comme elles, la belle ? Alors tu te trompes. Tu lui donnes des envies bien plus puissantes que jamais, mais aussi beaucoup plus nobles et belles. Un désir inassouvi et douloureux. L'envie de plaire. Des pensées rêvées mais inavouables. Ton charme si persistant fait naître la passion. Quater Back, il va se languir...

          Dois-je partir et te laisser seule ici ? Ferais-je le bon choix en m'en allant, priant pour qu'un jour tu recroises mon chemin ? Et si cela ne se produisait pas, que tu en oubliais même cette nuit d'intense plaisir, que devrais-je faire ? Les réputations sont bien plus faciles à colporter que toute une vérité, je me doute que tu sais ce que l'on dit de moi. Mais regarde-moi la belle, je t'en supplie ne me fuis pas. Les abysses de tes yeux sont dangereux et pourtant Ô grand jamais je n'aurais peur de m'y noyer. M'accordes-tu mes fantasmes et mes regrets de n'avoir su te séduire comme je l'aurais du ? Maintenant que tu me tournes le dos, que dois-je comprendre ? Peut-être ne suis-je tout simplement pas fait pour vivre de cette sensation inconnue.

          La pluie commence à se calmer comme si Mère Nature voulait insister, que les deux êtres charmés devaient se quitter. L'étalon dont les crins ruissellent frissonne de tout son corps, bien que le froid qui lui frigorie les muscles n'en soit pas la cause. Doucement il fait un pas vers toi et ferme les yeux un instant, hésitant. Une infime partie de lui se réveille, lui intimant de s'éloigner de toi, de fuir tant qu'il est encore temps. S'il reste là tout sera perdu et ta pensée creusera en lui un trou béant qu'aucun mot ne pourra panser. Un instant encore il tergiverse. Te sera-t-il fidèle ? Ne te lasseras-tu pas d'un étalon comme lui ? Il ne sait plus s'il peut t'imposer sa présence, ses coups de colère ou son souffle sur ton encolure. Les fourmillements dans son corps le démangent, lui donnant envi de se lancer dans un galop effréné. Pourtant des fils, des câbles d'acier même, le retiennent au sol ; près de toi. Il ne peut se lasser de toi et cela lui fait peur, tout comme ce qu'il peut advenir de vous. Regarde-toi Quater, tu es si belle, si attirante. Te crois-tu repoussante ? Alors que l'eau glissant sur ton corps semble te rendre plus vulnérable, lui trouve que cela ne rajoute que sensualité à la scène. Il ne désire ce qu'il ne peut t'avoir.

          L'entier défait du le sol spongieux ses sabots, et ses naseaux viennent effleurer ton épaule, tandis que vos corps se frôlent l'espace de quelques secondes. Son souffle puissant fait vibrer les courts crins posés sur ton garrot. La pluie se calme, le tempête s'en va ; c'est comme si tu n'avais plus besoin de lui. Durant un moment qui semble une éternité, il capte ton regard. Ses propres yeux noirs son redevenus impassibles, comme s'il avait fortifiés à nouveau ses barrières. Se faisant violence, il frappe le sol de ses antérieurs pour se cabrer à demi et s'éloigner de toi, qui l'emprisonne dans son mutisme. N'écoutant plus que le bruit de vent et fermant les yeux à ta présence, il s'en va dans un galop violent et désuni par la souffrance. Pardonne-le la belle.
        Mer 17 Mar - 10:12



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          Sujet: Re: &#9658; On se connait ? &#9668; [Pv]   

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          &#9658; On se connait ? &#9668; [Pv]
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