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 Convalescence forcée [PV Anabeth]

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Salador

    Ẳcтєυя
    Je suis chez moi.


Puf : Sald'
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MessageSujet: Convalescence forcée [PV Anabeth]   Sam 4 Fév - 8:17

When life and death is cruel.


Pour une journée d’hiver, celle-ci était particulièrement paisible. Aucune bourrasque ne venait interrompre la quiétude d’Exode. Seuls quelques flocons venaient se déposer çà et là en une harmonieuse valse. Des rayons de miel réussissaient parfois à percer la mince couche de nuages et venaient caresser de ses doigts d’or cette terre maintes fois meurtries. Une journée splendide et excellente pour la chasse, en somme. Toutes les cases étaient cochées en faveur d’une bonne pièce de cheval. Le vieux loup avait l’expérience et dès qu’il rencontrerait une de ces bêtes à sabots, il planterait ses crocs dans sa chair et laisserait son sang couler sur ses babines. Voilà quelques temps que le grand n’avait plus attaqué l’ennemi. Faible à cause de la Catastrophe, obnubilé par la Mort, il ne s’était nourri que de petits animaux. Un loup seul ne fait pas le poids face à un cheval, C’est la Loi. Salador le savait, mais en ce moment, il s’en foutait comme dans l’an quarante. Le désir, le désir profond que de déchirer un lambeau de muscles à l’ennemi était trop tentant. Un loup sain d’esprit n’aurait jamais fait cette futile erreur. Mais pas lui. Après tout, il voit la Mort en personne, pourquoi ne pas la tester?

Ses larges pattes foulaient le sol avec lourdeur tandis qu’aucun bruit n’était produit. Ses griffes s’enfonçaient dans la neige molle, celle-ci amortissant ses enjambées. Il se fondait parfaitement dans la masse blanchâtre. Ses yeux sombres comme nuit fouillaient avec frénésie la ligne d’horizon à la recherche d’une silhouette équine. Les membres arqués, on voyait saillir la pointe de ses épaules musclées. Un sentiment enivrant parcourait ses veines, bouillonnait à cent milles à l’heure. Enfin, enfin l’adrénaline d’une chasse le ferait revivre! Sa langue vint licher ses babines, anticipant déjà le goût salé du sang coulant sur sa gueule. Un poulain serait une proie facile, mais la mère ne restait jamais bien loin et chaque Élite sait qu’une jument protégeant son petit est féroce. Dans le meilleur des mondes, un vieux croulant ferait l’erreur de se balader seul. Une légère brise caressa son pelage rêche d’hiver, le faisant frissonner d’excitation. Le Temps le faisait languir. Un tronc d’arbre déraciné barra sa route. Le massif mâle replia ses postérieurs et sauta cette barrière. Sur la Colline aux Mystères, on en retrouvait plusieurs éparpillés dans un désordre incongru, créé par la Catastrophe. La vallée abritait un bois sombre et peu accueillant recouvert de cendres, mais sa lisière protégeait des vents. Un endroit excellent pour des Nomades. À proximité, la Butte des chevaux trônait. Cependant, Salador était invisible de leur point de vue, si un quelconque individu était là-bas.

Enfin, enfin il la vit, la sentit. Sa proie. Une frêle bête solitaire, jeune mâle à la robe rouan. Il semblait chercher des végétaux comestibles sous cette couverture de coton blanc. Le prédateur s’avança, plaqué au sol. Il augmenta la cadence, s’approchant par derrière. Il ouvre les derniers mètres sans se préoccuper du cheval qui l’a vu. Il veut manger, il veut déchirer la viande fraîche. Il n’a point le temps de ralentir avant de voir le jeune étalon faire volte-face et se cabrer. Une seconde, il essaya de planter ses griffes dans la terre et l’autre, ses antérieurs furent hors de portée. Mais pas ses postérieurs, oh non. La gauche avança dans son mouvement, laissant la droite allongée. Il allait la ramener sous lui, mais ce fut trop tard. L’Erreur était faite. Un sabot vint la percuter de toutes ses forces, créant un craquement sonore et inquiétant. La douleur irradia tout son corps comme un coup de fouet, enflamma chaque parcelle de peau. Jamais Salador n’avait hurlé aussi fort, à s’en déchirer la voix. Un cri à fendre les cieux. Avec un effort surhumain, il tourna sa gueule pleine de crocs vers l’inconscient, le dissuadant de s’approcher plus. Cela fut inutile, car l’ennemi s’en retournait déjà au triple galop. Le Grand s’affaissa, raclant la neige pour essayer de faire disparaître cette souffrance. Il haletait, grognait, geignait. Sa patte arrière droite formait un angle inquiétant et impossible à avoir en temps normal. Il fourra son museau dans un monticule de neige, les flancs se soulevant frénétiquement. Il gémissait comme un louveteau sans sa mère, il gémissait comme au temps de la Communauté. Tant de souffrances avec ces loups de pacotille. Ce n’était plus le Salador droit et insensible, c’était une victime meurtrie et battue. Comment avait-il pu? Comment avait-il pu faire cette erreur puérile? N’était-il point censé être l’un des meilleures Élites? La Grande Faucheuse s’approcha amoureusement de son corps secoué de soubresauts, passant la pointe de son arme sur sa patte cassée. La douleur devint d’autant plus poignante, plus insupportable. Le loup hurla une deuxième fois, criant à l’aide, disant sa position. Et il sombra dans l’inconscience.
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