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 Et si les eaux m'engloutissaient ..

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Opium Deal

    Fσи∂αтяιcє


Puf : Tora & Padou :D
Naissance : 28/04/1993
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Libre au RP : Oui mais à petite dose.
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MessageSujet: Et si les eaux m'engloutissaient ..   Sam 28 Jan - 5:17


« Et si les eaux m'engloutissaient .. »
Quater Back & libre


    Two steps from hell ~ Magnan Imus.


Cela fait si longtemps maintenant, les mois ont passé depuis la Catastrophe qui a tant pris aux deux clans rivaux. Qui a tant pris à cet étalon de jais qui n'est plus, au fil du temps, que l'ombre de lui-même. Un fantôme qui erre sur les terres qu'il a autrefois béni avant qu'elles ne soient recouvertes de cendres ou bien inondées ou brûlées vive par la fureur de Mère Nature. Il n'est plus qu'une pâle copie de celui qui fut un dominant fier, fort, il se traine maintenant sur les terres nouvelles pleines des richesses qui eurent accueillies les fuyards alors que la mort était à leur trousse, eurent hébergés les éplorés qui pleuraient bruyamment leurs disparus. Il s'en souvient comme si rien n'avait changé, comme si le temps était toujours en suspens au dessus d'Exode. Pourtant la vie a repris son cours, les siens comme leurs ennemis ont en partie regagné les terres ravagées, les chevaux ont relevé la tête et les loups ont redressé l'échine, les chaleurs ont fait tourné des têtes et les juments tout comme les louves ont mise au monde la prochaine génération. Et tandis que cette génération grandit sous les yeux de l'étalon en proie à une profonde tendresse quand il aperçoit ces deux poulains, si particuliers à ses yeux, lui ne renonce pourtant pas aux images de terreurs et de destruction qui inondent son esprit tourmenté dès que celui-ci baisse sa garde. Il ne peut oublier. Il doit se souvenir. S'il se détournait de la Catastrophe, ce serait se détourner de ce qu'elle lui a volé. De ce qu'elle a tué dans l’œuf avant même que cette relation n'ait eu le temps de s'épanouir. Cet amour à forme d'équidé qui ronge maintenant Opium Deal, le roi déchu.

Elle. Il n'a jamais su l'oublier, n'a jamais voulu. Ce serait injuste. Injuste de faire comme si elle n'avait jamais existé, comme si elle n'avait jamais réussi à percer ses barrières malgré ses frêles jambes et ses naseaux délicats. Injuste de laisser croire qu'elle n'avait pas été la plus belle jument qui soit, la plus méritante aussi, aux yeux de son dominant. Qu'elle n'était pas celle pour qui il avait défié ses propres lois, celle qu'il avait aimé au détriment de ses propres interdictions ou obligations. Elle était tout cela et l'est encore dans le cœur battant du grand étalon, dans ce cœur brisé d’amertume et de peine. Parce qu'elle l'a quitté, avant même qu'il n'ait su lui prouver ce qu'il avait enfin osé lui dire. Quater Back.

Et ce paysage trop beau, trop clair. À l'antipode de la sombre agitation qui se démène brutalement dans la tête de l'équidé, qui persiste à lui tordre les entrailles. C'est si douloureux de t'avoir perdu, si douloureux que la douleur en devient physique. Et cette baie à la surface lisse qui ondule avec calme sous la légère brise venant du sud, cette étendue blanchie par le givre matinal qui sous les pâles rayons du soleil naissants semble miroiter de milles éclats brillants. Elles ne méritent pas tant de beauté, de clarté, alors que ce monde grouille de démons plus obscurs les uns que les autres. La colère submerge alors Opium qui frappe le sol de son sabot, fait crisser les brins d'herbe puis abat un jeune arbre fragilisé par l'hiver qui, sous la violence du coup, craque dans un gémissement de souffrance avant de lentement ployer jusqu'à frapper le sol dans un froissement mourant. Le dominant regarde son œuvre d'un air vague et perdu, regrettant déjà d'avoir abattu un fils de Dame Nature, innocent des reproches qu'il a contre le monde, contre la vie. De ses quatre membres, il fait un brutal écart pour s'éloigner son erreur, puis s'avance d'un autre bond, jetant sa tête entre ses antérieurs, lançant ses postérieurs dans le vide. Il relève la tête avec violence, faisant voleter sa crinière en un ballet désordonné par la colère, ses naseaux frémissent sous son souffle rauque. Il renâcle avant de s'élancer dans un trot rapide, cadencé. Il a si mal. Sans y réfléchir, il se jette dans l'eau gelé qui le mord jusqu'aux os, lui glace le sang. Il ne s'arrête que lorsque ses forces semblent l'avoir abandonné, alors de l'étendue aquatique on ne voit plus trancher de par sa couleur que la noble tête de l'étalon, fièrement dressée au dessus de l'élément.

_________________

« Opium Deal »
Coupable, témoin et victime tout à la fois.


« Il existe une règle incontournable dans le jeu de la vie. C'est que tôt ou tard, chacun doit arrêter la partie. »
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    # Quater Back

      Ẳ ℓ'αιѕє
      On s'connait, non ?


    Puf : P0m'
    Naissance : 07/04/1994
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    MessageSujet: Re: Et si les eaux m'engloutissaient ..   Dim 29 Jan - 7:27

    (je me suis permise quelques petits détails hein :p)


    Depuis quelques temps, la jument ne pouvait plus, elle n'y arrivait plus. En fait, elle n'avançait plus depuis qu'elle avait déserté. Déserté, en quelques sortes. Elle avait été forcée de partir. Raisons à part, son départ fit la pire erreur de sa vie. Elle aurait dû se battre pour rester. Rester aux côtés de son amour. Elle n'avait pas assez confiance en l'avenir, et peut-être en elle après tout ... Voilà quelques mois qu'elle n'était plus à ses côtés, voilà quelques mois qu'elle avait rencontré de nouveaux horizons, et un ou deux autres chevaux solitaires, tout comme elle. Il n'y avait rien à voir avec le clan. Tout était si morne et monotone dans une vie de solitaire . Elle avait croisé plusieurs loups, qui lui valut quelques morsures assez ennuyeuses, des cicatrices et une infection, qu'elle sut se nettoyer un minimum dans l'eau d'un lac. Rien ne la rendait plus heureuse, que, une fois la nuit tombée, le fait de penser à Opium, et à son allure si familière se courber sous la pleine lune. Elle se doutait qu'il était passé à autre chose, et elle trouvait ça normal. Cependant un pépin de plus lui était arrivé . Alors qu'elle était partie, elle se rendit compte, en chemin, qu'elle n'était pas, au terme exact, toute seule dans sa traversée des paysages. Elle logeait un petit être en elle. La seule pensée qu'il était d'Opium , et qu'elle était loin de lui, la rendait malade. Elle savait que ce poulain allait devoir se reposer sur elle, et sur l'autorité d'un mâle. Mais elle n'était pas assez mature pour ça. C'est lorsqu'elle découvrit qu'elle attendait un poulain , qu'elle rebroussa chemin. Elle avait décidé de revenir à l'endroit où tout avait commencé, et surtout là où son enfant serait le mieux protégé. Malgré ça, elle ne pouvait s'empêcher de continuer de penser aux autres juments qu'Opium devait charmer pour sa descendance. Elle regrettait, tout. Absolument tout.

    Lors de l'attaque des loups, elle était un peu trop grosse pour se défaire toute seule de ce piège. L'infection se trouva malheureusement près de son ventre, et malgré ses efforts faits pour que rien ne touche au poulain, elle ne put rien faire. Deux jours plus tard, alors qu'il restait encore quelques mois à la jument avant de mettre bas, elle mis bas un poulain né-mort. Elle supplia la dame nature de toutes ses forces, pour lui donner le courage de retrouver le géniteur du poulain qu'elle venait de tuer, pour s'excuser auprès de lui. Elle regarda ce pauvre petit être qui n'avait que désiré vivre, et qui ressemblait étrangement à son père. Elle ne pouvait plus. Et c'est telle une jument fantôme qu'elle repartie, affaiblie, et de nouveau seule.
    Arrivée sur les lieux, plus rien ne la retenait, elle hennit, et commença à galoper. Elle se défoulait, recommençait soudainement à être sauvage. Elle savait que son beau mâle n'était plus loin. Elle se stoppa brusquement, et entendit un bruit d'eau troublé. Elle se rapprocha de la source d'eau, et vit alors un étalon noir. Cet étalon. Elle était derrière l'arbre qu'il venait de mettre à mort, et observait le chahut qu'il avait fait. Elle voulu aller le rejoindre d'une pulsion soudaine. Mais l'eau était gelée, l'eau allait la tuer. Plus aucunes forces, plus aucunes envies. Il avait du l'oublier. Elle voulut lui lancer un hennissement doux et chaleureux, mais rien ne se fit entendre. C'est alors qu'elle dévala un petit chemin lentement, avec ses dernières forces, pour se placer à ses côtés, qu'il observe son retour de lui-même. Elle venait d'achever son parcours. Elle était heureuse. Ses yeux brillaient, mais brillaient de tristesse, de honte .. de peine. Opium, tu es ma moitié, comment ais-je pu te quitter si soudainement ?
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    Opium Deal

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    MessageSujet: Re: Et si les eaux m'engloutissaient ..   Jeu 2 Fév - 13:15


      Martin O'Donnell And Michael Salvatori ~ From the Vault.


    Il fait si froid. C'est comme si l'eau avait pénétré sa peau jusqu'à emplir ses veines, remplacer son sang et circuler dans tout son corps jusqu'à le lui geler aux entrailles même. Jusqu'à glacer son cœur dont le tambourinement s'estompe peu à peu, ralentit jusqu'à devenir presque impalpable. Doit-il avoir peur ou bien se laisser porter par les vagues apaisantes de cette morsure glacée qui finiront alors sans doute par l'immerger totalement, volant une vie de plus à cette terre ?

    « Je crois, Père, qu'il n'y a plus rien à tirer de moi .. »

    A-t-il seulement le droit de croire en sa fin, de la quémander comme s'il ne restait de lui qu'une vieille carcasse jetée aux loups ? Lui qui a pourtant encore bien des années devant lui, des mois entiers à vivre pleinement auprès du troupeau qu'il gouverne toujours. Lui qui jour après jour se doit d'accompagner sa descendance au travers des méandres de la vie pour qu'ils y survivent sans toutes les cicatrices que lui se doit de supporter. Ce n'est pas une corvée, ce n'est qu'un devoir auquel il s'acquitterait avec bonheur, si seulement ce dernier n'avait pas fuit chaque fois qu'on le lui faisait languir. Il n'y croit plus, il n'a plus à l'esprit que les fantômes qui le hantent, le suivent pas à pas dans ces jours funestes. Peu à peu il s'en est accoutumé jusqu'à parfois se complaire dans leur présence rassurante, comme si tous pouvaient poser leurs traces dans les siennes et ainsi veiller sur lui. Mais ce n'est que pure folie et la folie dévore, vous donne parfois ce que l'espoir vous faire entrevoir pour mieux vous asséner le coup vengeur qui profondément vous entaillera. Alors les fantômes se rient de lui, frappent à grands coups de tambours son esprit tourmenté à force de reproches et de murmures lugubres. Ils font même tressaillir ses muscles, ses yeux se changer en deux orbes plus noires qu'une nuit d'orage sans lune.

    « Non, Mère, ce n'était pas ma faute .. ! »

    Il fait si froid. Comme cette autre nuit d'hiver où il avait vu celle qui l'avait mise au monde rendre les dernières armes, fermer ses yeux d'une douceur inégalable pour rejoindre celui qu'elle n'avait jamais oublié. Seulement quelques semaines s'étaient écoulées depuis cette tragique perte dont il se sentait aujourd'hui coupable, ayant laissé trop longtemps la tendre jument sans surveillance. Il n'aurait jamais du relégué ça à un autre, il aurait du rester à son chevet jusqu'au dernier soupir. Mais il avait tant à faire, tant à voir et à prévoir ..

    L'arque de sa nuque se brise et il frôle de ses naseaux la surface qui alors s'agite en quelques vaguelettes fuyantes. La culpabilité s'ajoute à la douleur depuis toujours. Et s'il l'avait cherché dès la première nuit de la Catastrophe, s'il n'avait pas suivi le plus gros de son troupeau pour aller la retrouver elle, ne serait-elle pas à son côté aujourd'hui ? Cette si précieuse jument qu'il avait abandonné à son sort pour quelques responsabilités qui pesaient alors, sur ses épaules, de plus en plus lourdes. Soudainement l'étalon se rebelle contre ses chaines en jetant en arrière son encolure puissante comme pour briser l'étau qui se resserre implacablement. Il renâcle, la fumée s'échappe doublement de ses naseaux frémissants, rabat ses oreilles qui se mêlent à ses crins sombres. Mais si sa gestuelle exprime une colère qui n'est pas pour autant fictive, son regard funèbre ne dément rien du désespoir profond qui le ronge depuis déjà plusieurs mois. Sa faute, tout est sa faute. Et dans son animosité grandissante, le grand équidé de jais sent à peine la présence de son congénère dont il n'entend finalement que les pas qui s'approchent en faisant dégringoler quelques rochers polies jusqu'à la berge, provoquant certains craquements lorsqu'ils se heurtent aux flaques encore gelées. Sa fureur ne fait que s'amplifier jusqu'à en faire trembler ses muscles tendus alors qu'il injurie silencieusement cet importun venu troubler son instant de réflexion face à la Mort. La faux s'éloigne alors lentement de sa jugulaire tandis que lui même se meut d'un rythme aussi indolent, brisant sa tétanie pour faire face à l'arrivant dont l'odeur ne lui parvient malheureusement pas.

    Le vent souffle et balaye les crins épais du grand noir, venant strier de mèches cette vision qui semble toute droit sortie d'un terrible rêve ou d'un beau cauchemar. Le lac s'anime autour de lui en quelques ondulations plus brusques qui semblent chercher à faire enfin basculer leur proie dans les profondeurs aquatiques. Mais sa peau ne fait que frémir. Il n'y a que quelques pas qui le séparent de toi qui a à peine pénétrer l'eau que tu en parais déjà transie. Amaigrie, fatiguée, faible. Es-tu réellement celle qui l'a fait plonger dans le désespoir ou n'es-tu pas plutôt que le fruit de son imagination débordante et désordonnée ? Tu as l'air si réelle et pourtant si différente, mais surtout tu apparais comme un espoir qu'il croyait avoir perdu à jamais. Définitivement. Irrévocablement. Il ne peut y croire. Tu n'es pas là, ce n'est pas toi. Tu n'es qu'un fantôme de plus qui se joue de lui. Et pourtant .. Même de toute sa pensée il n'a jamais su reproduire l'éclat de tes yeux, cette beauté inoubliable qu'il avait croisé ce jour d'orage alors que frêle sentinelle tu campais à ton poste. Tant de souvenirs que vous partagez, vécus dans le silence de votre attirance, dans les paroles de votre amour naissant. Dans la détresse de votre séparation. Qu'as-tu fait, petite jument ? Où étais-tu ? Pourquoi l'as-tu laissé derrière toi ? Tu es ce qu'il désire depuis plusieurs mois et pourtant les larmes l'étouffent. Des larmes de rage, de haine. Pour toi la jument qui croit pouvoir partir et revenir comme bon te semble, menant en bateau le cœur de l'étalon éploré.

    { HRP : Sont triste les détails là ! :O
    Mais mercii d'avoir répondu rapidement, j'aime ! ♥ }

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