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 Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]

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Storm
Puf : Qatar Naissance : 26/09/1995 Messages : 166

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Sujet: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

    J'attendais. Le soleil n'était pas encore totalement couché et la lune n'était pas encore totalement levée. Nous étions entre le crépuscule et la nuit. Crépuscule passé, nuit à venir. C'était un moment hors de tout. Hors de tout temps. Là où toute seconde valait une heure entière. Voire une journée entière. Et c'en était magique. Tragiquement magique. Je volais depuis plusieurs heures au dessus de ces canyons arides. Au dessous de moi, je voyais les scorpions et les serpents grouiller entre les rochers et la paroi. Ces animaux me dégoûtaient plus que tout. J'avais connu, lors du temps où les oiseaux vivaient dans la forêt, une jeune chouette qui s'était aventurée jusqu'ici et avait été dévorée par un serpent. Bien sûr, les chouettes et les hiboux sont réputés pour manger les reptiles. Mais cette jeune femelle n'était jamais revenue. Jamais. Et c'est depuis ce jour que je déteste ces animaux. D'ailleurs je n'en mange jamais. Ou en tout cas pas des aussi gros.

    J'avais donné rendez-vous à Chronos ici même. Pour que nous puissions discuter tranquillement des rumeurs qui circulaient sur les terres d'Exode. Mon dominant n'avait pas fait beaucoup appel à mes services depuis que nous avions quitté la forêt. Et pourtant j'étais sa conseillère et il devait me consulter quelques fois... au moins. Mais je ne m'étais pas vexée car je connaissais le caractère de mon meneur. Je volais toujours. En rond. Quand Chronos arriverait, nous volerions en ligne droite. Mais je ne pouvais pas bouger de ma position.
Ven 16 Avr - 8:53
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Kywin [Chronos]
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

    Depuis quelques temps déjà, le soleil n'était plus douloureux à regarder. Mes yeux noirs fixés sur l'orbe rouge, ensanglantée, je volais vers le lieu où j'avais rendez-vous avec Lullaby. C'était le moment parfait : à mi-chemin entre le jour et la nuit. A mi-chemin entre l'oiseau diurne et l'oiseau nocturne. Cela dit, bientôt, c'est la noctès qui aurait l'avantage, car le soleil se couchait. Et lorsque les étoiles apparaîtraient à leur tour, je me retrouverai dans le noir. Super. Je n'y vois rien, la nuit, moi. Enfin, heureusement, j'avais bien vérifié qu'il s'agissait d'une nuit de pleine lune. Je n'allais pas être aveugle, même si ma vision serait décidément moins bonne. Et puis, ce ne serait pas la première fois que je me moquerai des lois de Mère Nature, ces lois qui devaient me contraindre à dormir la nuit. J'aime pas les contraintes !

    Sous mes ailes noires déployées, défilait un paysage pour le moins singulier. Des canyons, plus ou moins profonds selon l'endroit, des canyons arides, d'un ocre teinté de rouge par le soleil couchant. Au coeur de ces abris rocheux, grouillaient tout un tas de bestioles louches, comme des scorpions ou des serpents. Omnivore, je pouvais m'en nourrir, mais je n'allais jamais chasser ici. C'était bien trop risqué, et bien trop loin de tout espoir de secours possible... D'un vigoureux battement d'aile, je pris de l'altitude. Je sentais le vent glisser entre mes plumes d'ébène, m'envelopper comme une main.

    Enfin, j'aperçus la silhouette d'un noctès en vol. Je plissais les yeux pour mieux la voir, et compris qu'il s'agissait de Lullaby. Techniquement, ce n'était donc pas la silhouette d'un noctès mais d'une noctès. Je souris de manière imperceptible, seulement avec le regard. Lullaby. Ma Conseillère - ou plutôt, l'une de mes deux Conseillers. C'était sans doute elle que je connaissais le mieux, bien que nos rapports ne soient pourtant pas très réguliers. Je n'en avais pas besoin pour savoir de quelle trempe elle était, et je la respectais bien plus qu'elle ne le pensait. J'écoutais toujours ses paroles, bien que je ne le montrais pas souvent - voire jamais. Je les écoutais attentivement, mais bien sûr n'en faisait qu'à ma tête ensuite... Il y a des choses qui ne changeront jamais. Cela dit, je serai toujours là pour écouter ce qu'elle avait à me dire. Et surtout ce qu'elle ne me disait pas - c'était encore plus intéressant. Je la rejoignis en quelques battements d'ailes, porté par les vents.
Ven 16 Avr - 21:12
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Storm
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

    Un courant d'air chaud m'amena l'odeur familière de mon meneur. Je tournai ma tête à quatre-vingt-dix degrés pour vérifier que c'était bien de Chronos qu'il s'agissait. La silhouette de cet oiseau de mauvais augure se profilait à l'horizon. Le regard du corbeau était voilé par le soleil déclinant. Je ne voyais que la forme de son corps puissant. Chronos me remarqua aussi mais n'en montra aucun signe. Il se contenta de prendre de l'altitude pour me rejoindre et arriva bientôt à ma hauteur. J'inclinai la tête avec déférence ; montrant un plein respect envers mon supérieur hiérarchique. Je m'arrêtai de tourner en rond et me mis à voler sur place, attendant un mouvement de Chronos indiquant que nous pouvions y aller.

    “Bonsoir Chronos”

    C'était la formule de politesse la plus courante et la plus simple qui existait mais je ne préférais pas faire comme si j'avais plus d'affinité que ça avec mon meneur. Car ce n'était pas le cas. Parfois même j'avais l'impression qu'il ignorait totalement ce que je lui disais et rapportais. Et je l'aurais sérieusement pensé si je ne l'avais pas mieux connu. Et depuis plus longtemps. J'étais sa conseillère depuis maintenant deux années complètes et j'avais appris à connaître le corbeau presque mieux que ma propre sœur. Je savais maintenant tout de son caractère. Et presque tout de lui. J'avais par exemple appris en l'observant qu'il se perdait dans ses propres pensées pour y trouver les réponses aux questions qu'il se posait. Et quelqu'un d'étranger à notre confrérie aurait certainement pensé qu'il était complètement indifférent à ses paroles. Moi pas.

    Comme Chronos ne donnait pas de signe particulier, je décidai moi-même de voler en ligne droite, battant lentement des ailes et restant à un rythme constant et régulier. Mon meneur m'accompagnait, volant à mon flanc gauche. En dessous, j'apercevais parfois quelques campagnols ou souris suicidaires à l'odeur alléchante. J'aurais bien volontiers plongé en piqué pour m'en offrir une mais je ne le pouvais pas en présence de Chronos. De plus, nous avions beaucoup de choses à nous dire. Concernant le clan et concernant Exode.
Lun 26 Avr - 2:53
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Kywin [Chronos]
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

    Tu inclines la tête dans un salut muet, montrant par là-même notre différence hiérarchique. Cela dit, tu est très proche de mon rang, alors tu ne le fais pas de manière exagérée. C'est un signe respectueux... je ne sais toujours pas quoi penser à propos de ce genre de chose. Une partie de moi-même, un tantinet mégalomane, adore être le chef et ne peut que se réjouir de ce genre d'attentions. Mais une autre encore ne tient guère à cette barrière qui est automatiquement mise entre supérieur et subordonné, car elle limite considérablement les attaques verbales... Enfin, de toute façon je n'ai qu'à m'y conformer. Un jour viendra où cette règle sera une nouvelle règle que j'aurai brisée, mais pas tout de suite. Une chose à la fois, en somme...

      " Salut, Lulla. "répondis-je simplement.

    Je n'avais jamais été très protocolaire, et en tout cas incapable d'utiliser autre chose que le tutoiement depuis ma majorité. En tout cas, mon attitude cavalière n'a rien à voir avec le respect que je te porte, Lullaby. De même, je ne te demanderait pas si tu vas bien, car je le sais aussi bien que toi - mieux, peut-être. Je fais attention à ceux qui m'entourent, et je me tiens informé de ce qui leur arrive. Je n'ai donc pas besoin de te demander ton état - je connais le physique, et je devine le mental avec ton histoire et tes yeux. Il en est de même, pour toi, non ? J'ai beaucoup de secrets mais ma santé ne peut pas en faire partie, vu ma situation.
    Et puis, tu le sais... Je ne montre pas facilement ce que je pense, et me comporte plus ou moins de la même manière avec tout le monde, pour autant ceux qui me connaissent savent déceler les rares signes que je n'ai pu éradiquer. Quelqu'un qui me connaît peut rapidement savoir ce que je pense de l'autre, en fonction de petits détails que nul autre ne remarquerait. Mais toi, Lulla... Il m'est de plus en plus difficile de te cacher mes secrets. Je volais à ta gauche, te suivant comme l'aurait fait ton ombre, aussi sombre et attentive... mais trop sur le même niveau horizontal pour être une simple ombre. Nous volions en ligne droite à présent. Nous avons beaucoup de choses à nous dire, c'est vrai. Notamment... Notamment sur ce que j'ai vu ce jour-là, et ce que tu as sûrement entendu. Allons, je suppose que c'est à moi d'amener le sujet en premier.

      " As-tu entendu la rumeur qui court à propos d'une expédition de loups, à but inconnu ? " demandais-je.

    J'étais presque sûr que tu étais au courant, mais si ce n'était pas le cas... de toute façon, j'avais besoin de tes conseils. Je savais bien de quoi il en retournait - ou en tout cas mieux que n'importe quel autre oiseau. J'avais tout vu... Et je ne savais pas trop quoi faire à ce sujet. Fallait-il en informer les oiseaux, officiellement ou officieusement ? Enfin, je suppose qu'il faudrait bien leur dire quelque chose, mais quand... et comment. Et fallait-il en parler aux chevaux, ou les laisser se débrouiller ? Il était rare que je sois perplexe, mais l'énormité de la chose me rendait prudent.

Sam 1 Mai - 3:27
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

    Nous voguions donc vers l'inconnu. Nous n'étions pas réellement sur notre territoire. Mais avions-nous à proprement parler un territoire ? Une terre où nous réfugier ? Non. Nous n'avions même pas une once de terre à nous. Sur Exode, les terres étaient partagées en trois parties : le territoire des chevaux, celui des loups et les terres neutres. C'est là que tous les oiseaux résidaient. Mais nous n'avions pas de lieu où nous rassembler. Les nids étaient éparpillés sur tous les arbres des plaines. Et nous ne nous croisions que très rarement. Le temps où tous les oiseaux vivaient ensemble dans un arbre magnifique et gigantesque était révolu. A présent, c'était presque chacun pour soi. Je n'arrivais vraiment pas à croire que nous en étions arrivé là... Jamais le moral des troupes n'avait été aussi bas. Certains étaient même encore tiraillé par la peur d'un nouvel incendie. Je n'aimais pas ça et Chronos ne semblait pas apprécier particulièrement cette attitude non plus.

    Mais ce n'était pas pour cette raison que le meneur des volatiles était venu me parler. Et d'ailleurs, il n'y alla pas par quatre chemins et me posa immédiatement la question à laquelle il souhaitait que je réponde. Il me parla de la rumeur qui courait sur Exode toute entière sur une expédition dans les montagnes par un groupe de loups. Seuls les canidés savaient de quoi il retournait. Chronos avait dû surprendre une conversation. Moi je ne savais rien de plus que lui. Sauf... Cette phrase étrange que j'avais entendue au détour d'un arbre florissant. Lancée au hasard par un loup en contrebas. Je ne m'étais pas arrêtée ; je n'étais pas une espionne et risquais de me faire repérer rapidement. Même si nous étions un clan neutre, les loups pouvaient facilement nous déclarer la guerre. Et ce n'était pas forcément le bon moment.

    “Je ne sais rien de plus que toi. Je marquai une petit pause le temps de réfléchir un peu. Devais-je prendre cette phrase lancée par un jeune loup au sérieux ? Mais j'ai entendu l'autre jour une discussion entre deux loups. L'un d'eux, un jeune, a demandé à l'autre s'il croyait à ce mystérieux lac. Je ne me suis pas arrêtée parce qu'il n'y avait aucun arbre où se percher et que j'aurai été facilement découverte.”

    Maintenant que j'avais fais mon rapport à Chronos, je pouvais me permettre de poser moi aussi une question. J'avais besoin de son avis autant qu'il avait besoin de mes conseils. Nous formions une paire scellée que l'on ne pourrait jamais détacher, sauf par la mort.

    “Est-ce que tu crois qu'il s'est passé quelque chose de grave ?”

    Je ne tenais pas particulièrement à semer la panique au sein du clan. Ce n'était pas du tout mon genre. Il fallait que tout le monde garde son sang froid. Je savais que Chronos hésitait aussi à annoncer cela aux autres. Comment le leur dire ? Avec quel tact ou quelle agressivité ? Fallait-il envoyer nos espions chez les loups ? Fallait-il avertir les chevaux ? Nous n'avions aucune preuve. Et pourtant, quelque chose me disait que Chronos en savait plus qu'il ne le disait.
Sam 1 Mai - 20:21
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Kywin [Chronos]
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

    Loin en-dessous de nous, un serpent referma ses crocs sur un campagnol égaré. Le prédateur engloutit ensuite rapidement sa proie, sans même l'achever. Il ne pouvait pas la mâcher, ses crochets étant uniquement voués à attraper sa proie et à injecter du venin dans son corps. Il était obligé d'avaler sa nourriture en un seul morceau. C'est pour cela que ses mâchoires étaient capables de se déformer, ainsi que le reste de son long corps, le temps de la digestion... Si mon ouïe avait été aussi bonne que ma vue, j'aurais sans doute entendu les cris de terreur et d'agonie du petit rongeur. Un bref instant, je croisais le regard doré et impitoyable du serpent... En un sens, nous n'étions pas si différents. Moi aussi, je ne pouvais pas mâcher, et j'avalais ma nourriture directement. Quand le morceau était trop gros, je devais le déchiqueter avec mon bec avant de l'avaler...

      « Je ne sais rien de plus que toi. »

    Si j'avais été enclin à ce genre de démonstration, cette phrase m'aurait fait sursauter. Cela me tira de mes sombres pensées, et je reportai mon attention sur l'affaire en cours. Un instant, un bref instant, mon coeur avait fait un bond : et si Lulla en savait réellement autant que moi, si tous devaient aussi le savoir... mais non, il ne s'agissait pas de ça. C'est jsute qu'elle ne pensait pas que j'en savais autant. Comment aurait-elle pu, d'ailleurs ? Et comment pourrait-elle imaginer l'ampleur de la chose ?

      « Mais j'ai entendu l'autre jour une discussion entre deux loups. L'un d'eux, un jeune, a demandé à l'autre s'il croyait à ce mystérieux lac. Je ne me suis pas arrêtée parce qu'il n'y avait aucun arbre où se percher et que j'aurai été facilement découverte. »

    Oui... il était logique que les loups soient sceptiques. Je l'étais aussi, bien sûr... Mais s'il y avait ne serait-ce qu'une chance sur cent pour que ce mourant ai dit la vérité, il fallait faire quelque chose. Je ne voulais pas revivre le même genre de catastrophe qu'autrefois, avec l'incendie.. Et sur ce point-là, toi et moi, nous ferons tout pour que cela ne se reproduise pas, n'est-ce pas ? C'est pourquoi, même si l'éparpillement des oiseaux est quelque chose que je trouve aussi regrettable, c'est dans un sens plus sécurisant... nous ne serons plus détruits ensemble. La convivialité a disparu, mais c'est mieux pour la perpétuation de la race... si c'est ce que nous souhaitons vraiment. Dans mon cas, j'ai des doutes.

      « Est-ce que tu crois qu'il s'est passé quelque chose de grave ? »

    C'est le moins que l'on puisse dire...

      « Je ne le crois pas, je le sais. »commençais-je.

    J'allais réveler à Lulla tout ce que je savais sur le sujet et, ainsi, nous allions pouvoir mieux réfléchir sur le sujet et prendre la meilleure décision possible. Pour le moment, je ne voulais que parler sans être interrompu, car il ne fallait pas que j'oublie un seul détail.

      « Par un heureux hasard, » continuais-je avec irronie, « j'étais présent lorsque les loups ont décidé de monter cette expédition. Tout à commencé avec... Dalwen. C'est son nom, je crois. C'était un loup blessé, mourant en fait, qui n'en avait plus pour longtemps... il avait traversé de dures épreuves, et il tenait absolument à délivrer un message aux siens. Un message qui ne pouvait qu'être important... puisqu'il lui a coûté la vie. Et tu me connais, je n'ai pas pu résister à l'envie d'en savoir plus. Bref. Dalwen aurait découvert un lac au coeur des montagnes. Un lac où, selon lui, il aurait vu des morceaux d'avenir... et surtout, une catastrophe terrible s'abbattant sur les loups. Il est mort avant d'avoir eu le temps d'en dire davantage et, du coup, les loups ont voulu aller voir tout ça par eux-mêmes. Ils vont essayer de trouver son lac, et d'y voir cette... prédiction. »

    Dommage que je n'ai pu goûter un peu à la chair de de Dalwen, au passage... j'avais faim et il avait une très bonne odeur. L'odeur de la mort, du festin annoncé... Mais il y avait trop de loups, il aurait fallu être suicidaire.
Dim 2 Mai - 3:32
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Storm
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

    La remarque de Chronos me fit frémir. Je perdis un instant la stabilité de mon vol et descendit de quelques centimètres d'altitude en vacillant. Mais je parvins tant bien que mal à reprendre mon vol et à me stabiliser près de mon meneur dont la sérénité me troublait. Mais à moi il ne pouvait pas cacher ses émotions. Je le connaissais depuis assez longtemps pour ne pas remarquer la lueur d'angoisse et d'incertitude qui brillait dans ses yeux. Pour moi, c'était comme la lune au milieu du ciel bleu, la nuit. Je voyais cette lueur mieux que quiconque. J'avais apprit à connaître mon chef par cœur. Comme lui apprenait à connaître le comportement de ses sujets par cœur. J'avais mis un certain temps ; mais à présent c'était fait. Hélas, cela ne marchait qu'avec Chronos et avec personne d'autre. Mais au moins je pouvais prévoir ses réactions et adapter mon comportement à ses sentiments au quotidien. Lorsqu'il était de mauvaise humeur, je m'arrangeais pour ne pas contester ses ordres et pour remplir les missions qu'il me confiait rapidement et sans broncher. Mais quand je voyais qu'il était d'humeur supportable, je me permettais de contester ses décisions et d'apporter mon grain de sels dans les missions qu'il confiait aux sentinelles et aux espions. Aujourd'hui il était dans une humeur semblable. Et pourtant je ne lui demandai pas de m'en dire plus. Pourquoi ? Tout simplement parce que je savais qu'il allait le faire. Je connaissais mon meneur comme moi-même et lui me connaissais comme moi-même ; voire plus.

    L'explication ne se fit pas attendre. La suite ne tarda pas. Il me parla d'un loup mourant nommé Dalwen. D'un certain lac dont il était revenu gravement blessé et sur le point de mourir. D'une prédiction qu'il avait vue dans l'eau trouble de l'étendue. Il me parla aussi des épreuves qu'il avait endurées pour pouvoir avertir les siens. Mais malheureusement, Dalwen était mort avant d'avoir pu en dire plus aux loups de son clan. Winter, la dominante, devait maintenant faire les cents pas dans sa grotte pour prendre une décision. Décision qu'elle avait déjà en tête mais qu'elle ne savait certainement pas comment mener. Une expédition. Pour trouver ce lac dont personne n'avait jamais vu ne serait-ce qu'une infime partie. Même les oiseaux qui survolaient régulièrement les territoires opposés ; loups et chevaux ; n'avaient jamais rien vu. C'était trop étrange. Trop étrange pour qu'on ne s'y intéresse pas. Maintenant je comprenais l'objet de notre rendez-vous. Ce n'était pas juste une petite mise au point sur la situation de notre clan. Mais une grande discussion sur l'avenir de toute Exode ! Certains loups n'y croiraient sûrement pas. Et si cette catastrophe avait réellement lieu, ils seraient les premiers à mourir. Winter devait trouver un moyen de préparer les siens à survivre. Du moins pour le plus grand nombre. Mais elle ne pouvait rien faire tant que les loups ne connaissaient pas la nature du fléaux qui allaient s'abattre sur eux.

      “Je suppose donc que nous devons prendre une décision quant à cette nouvelle ? Est-ce que nous devons solliciter nos sentinelles et espions pour aider les loups par les airs ou non ? Faut-il avertir les chevaux de cette catastrophe qui a été annoncée ? Il faut y réfléchir, c'est sûr. Et rapidement qui plus est !”


    L'inquiétude grandissait dans mon cœur. Il nous fallait effectivement prendre une rapide décision. Et cette même décision se devait d'être efficace. Nous devions d'abord décider de notre propre sort. Aider les loups ou les laisser se débrouiller seuls ? La situation était grave. Très grave. Toutefois, si les prédictions du lac se révélaient vraies. Mais nous ne pouvions pas passer à côté d'une telle chose. C'était impossible de ne pas nous préoccuper de cela. Et en tant que conseillère de Chronos, je devais prendre une décision avec lui et pour nous tous. La première chose consistait à savoir si nous devions alerter les autres ou non. C'était une question importante pour la vie de notre groupe. Et décisive !

      “Penses-tu que nous devons en parler au clan entier ? Je ne voudrais pas qu'ils paniquent tous. Ce serait totalement ingérable !”


    Tout en disant cela, je m'imaginais la débandade qui aurait lieu dans les airs. Un nouvel exil. De nouveaux problèmes. De nouveaux morts. De nouvelles périodes de famine. De longues périodes. De trop longues périodes. Le clan ne supporterait pas une telle chose.
Jeu 13 Mai - 2:34
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Kywin [Chronos]
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

    Du coin de l'oeil, je remarquais bien la réaction de Lulla. Peut-être aurais-je dû insister pour que ntore rendez-vous aie lieu à un endroit où on pouvait se percher... être surpris au point d'arrêter de battre des ailes, c'est dangereux en plein ciel ! Je ricanais silencieusement, intérieurement, en restant impassible de l'extérieur. Je me rendais compte qu'en fait, j'avais attendu de voir comment ma conseillère réagirait à la nouvelle. Je l'avais attendu avec impatience. Cela faisait partie du jeu.

      « Je suppose donc que nous devons prendre une décision quant à cette nouvelle ? Est-ce que nous devons solliciter nos sentinelles et espions pour aider les loups par les airs ou non ? Faut-il avertir les chevaux de cette catastrophe qui a été annoncée ? Il faut y réfléchir, c'est sûr. Et rapidement qui plus est ! »

    Là est le problème. En soi, le fait qu'il arrive des problèmes aux loups ne nous concerne pas tant que cela, qu'ils se débrouillent... mieux, c'est dans les difficultés que nous pouvons obtenir le plus d'avantages d'eux. L'ennui, c'est qu'on a pas la moindre idée de ce qui va s'abattre sur eux, et ça pourrait très bien nous toucher aussi. Dès lors nous devons faire très attention... que faire, oui, que faire...

      « Penses-tu que nous devons en parler au clan entier ? Je ne voudrais pas qu'ils paniquent tous. Ce serait totalement ingérable ! »

    Cette décision est la première qu'il faut prendre, tout le reste peut attendre. Doit-on en parler au clan ? La notion d'honnêteté et de transparence le voudrait. Toutefois, je ne suis pas honnête et j'aime la dissimulation. Et je sais particulièrement bien à quel point la vérité peut être néfaste. Non, pire, à quel point les suppositions négatives peuvent être néfastes à l'ensemble d'un groupe ! Il faut bien réfléchir. Je suppose qu'on ne peut pas ne rien dire, car ce serait prétendre qu'on ne sait rien - et se discréditer - ou qu'on a trop peur de révéler de quoi il est question... Et les imaginations iraient bon train. Ce serait effectivement la panique la plus totale. Je pense qu'il faut en dire le moins possible, rassurer tout en mettant en garde...

      « On ne peut pas faire semblant de tout ignorer, cela dit on ne peut pas non plus tout révéler... Dans les deux cas, on risque fort d'avoir une panique incrontrôlable, ce serait le pire des scénarios... Mmm. Peut-être pourrions-nous simplement confirmer que les loups préparent une expédition. Expédition ayant pour but de trouver un "lac de prédictions" où on peut lire l'avenir. C'est tout à fait vrai, n'est-ce pas ? Ainsi, inutile de mentionner une possible catastrophe imminente. »

    C'est de la pure manipulation de la vérité, mais j'adore ça. Et puis, on ne me demande pas d'être sincère avec les oiseaux, juste d'assurer leur survie et leur bien-être, ce qui n'est absolument pas la même chose... J'agis au mieux pour épargner des souffrances aux autres, et ça passe souvent par la dissimulation, l'omission de vérité et autres joyeusetés du même genre. Diriger, ça n'est jamais propre.

      « De plus, comme ça on pourra envoyer des espions et des sentinelles à la recherche de ce mystérieux lac, et officiellement. La volonté de trouver ce lac aux prédictions est un excellent motif pour qu'on y aille aussi, n'est-ce pas ? Et du coup, on peut avoir les loups en leur offrant de l'aide avec notre expédition, en disant qu'on a pitié d'eux et qu'on veut bien les aider.. d'une pierre deux coups, quoi. On se renseigne nosu-mêmes sur la chose et, en même temps, on en tire des avantages avec la collaboration avec les loups. Il faudra jouer finement, bien sûr. Et choisir avec soin les membres qu'on va envoyer, s'ils trouvent le lac et voient la catastrophe, il ne faudrait surtout pas qu'ils paniquent et en parlent à qui que ce soit ! Peut-être faudrait-il les informer du véritable but.. non, trop de risques sans garanties... après tout, Dalwen a peut-être eu des hallucinations. »

    Je parlais, et même réfléchissais à voix haute, attendant que Lullaby analyse mes idées et mes pistes de réfléxion, pour en trouver les possibles erreurs. Deux points de vue valent mieux qu'un. Bien sûr, je n'avais pas encore traité la question des chevaux, qui était sans doute un problème encore plus épineux.. du moins, pour moi, j'avais très envie de les mettre dans les ennuis et de regarder comment ils se débrouillent... après, qu'est-ce qui était dans l'intérêt des oiseaux ? C'était à ça que je devais penser.
Jeu 13 Mai - 5:31
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

    Je coulai un regard à Chronos. Il réfléchissais à voix haute, chose qu'il faisait assez souvent et dont j'avais pris l'habitude. Des bribes de phrases exprimant des idées s'échappaient de son bec noir. Je comprenais les questions qu'il se posait mais n'arrivait pas à trouver une seule réponse. C'était franchement dérangeant car nous ne pouvions attendre une journée de plus pour prendre une décision. Il fallait trouver le juste milieu entre le calme et la précipitation. Mettre trop de temps à décider ce que le peuple des oiseaux allait faire dans cet événement plutôt inattendu pourrait nous nuire. Non seulement nous mais Exode tout entière ! L'île devait être préservée. Sa biodiversité nous permettait de vivre et de donner la vie. Voilà pourquoi nous ne pouvions pas nous permettre de la regarder se faire ronger sans rien faire. Sans réagir.

      “Ce qui est sûr c'est qu'il faut agir...”


    A nouveau je regardai Chronos, guettant une réaction. Mais je savais ce qu'il attendait. Il voulait que moi je m'attarde sur ses idées. Que je fouille dans ses bribes de phrases pour y trouver une solution à tous les problèmes auxquels nous étions confrontés. Mais je ne trouvais rien. Mon cerveau était en ébullition et rien ne me venait à l'esprit. Aucune explication. Aucune illumination. Aucune idée. Aucune solution. Le problème restait intact. Ce qui était sûr, c'était que dire toute la vérité aux oiseaux risquait de provoquer une panique totale. Et plus rien ne serait contrôlable. Chronos avait raison. Il fallait avouer une partie de la vérité mais ne pas mentionner le fait qu'une catastrophe pouvait se produire. Et puis, comme il l'avait souligné, Dalwen pouvait très bien avoir des hallucinations...

      “Je crois aussi que nous ne devons pas tout révéler au clan. Il nous faut réunir deux espions et deux sentinelles pour aller inspecter les environs de ce lac. Si nous ne trouvons rien... alors nous aviserons. Et si nous trouvons quelque chose, nous tenons les loups par un bon bout et nous pouvons leur faire le chantage que nous voulons. Mais nous ne pouvons pas parler sans n'avoir rien découvert. Et pour ce qui est des chevaux...


    Les chevaux. Nous ne pouvions pas les laisser en dehors de tout ça. S'ils mourraient tous par cette catastrophe, alors les loups gagneraient la guerre ainsi que les territoires des équidés. Nous ne pouvions pas nous permettre de les leur laisser. Sans quoi ils pourraient prendre possession de toute Exode. Ce qui signifiait un nouvel exil pour nous, les oiseaux.

      “Je pense qu'il faut les avertir. Sans quoi ils seront plus vulnérables et les loups les abattrons sans pitié. Qu'en penses-tu ?”


    Chronos savait tout de mes pensées. Il pouvait en faire ce qu'il voudrait maintenant. Mais il fallait vite prendre une décision sans quoi c'était le chemin vers la mort qui se traçait pour tous les oiseaux. Et peut-être même les trois peuples d'Exode. Et ces serpents en bas. Eux aussi allaient périr si nous ne faisions rien pour empêcher cela d'arriver.
Sam 15 Mai - 21:25
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Kywin [Chronos]
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

    J'espérai que Lullaby parvienne à trouver un sens à mes divagations, qu'elle y mette bon ordre et éclaire enfin la route que nous devions suivre. J'étais confus, je ne savais quel chemin suivre. Je voulais plus de clarté, d'ordre, et j'avais surtout besoin de mieux comprendre, ressentir et voir les différents chemins qui s'offraient aux oiseaux. Il m'appartenait de trouver celui qu'il fallait emprunter, et si ce n'était pas le bon, alors mon erreur pourrait coûter cher, très cher. J'avais des idées, oui, mais beaucoup trop, elles s'entrechoquaient et se croisaient dans un capharnaüm infernal, duquel je ne parvenais à tirer rien de bon. Mes pensées ne parvenaient pas à avancer, je ne savais que faire, ce qui m'orientait doucement vers l'absence de choix et la résignation.

      « Ce qui est sûr c'est qu'il faut agir... » dit Lullaby, sans doute elle aussi plongée dans ses pensées.

    Oui, encore une fois, tu as raison, Lulla... Le seul mauvais choix est tout simplement l'absence de choix. Il vaut encore mieux se tromper plutôt que de ne rien choisir, car c'est à partir de là que commence la véritable décadence. Choisir. L'éclair de l'intelligence ! Hésiter, c'est déjà se tromper, quelque part, s'engager dans une mauvaise voie. Agir ! Agir, et non réfléchir à n'en plus finir sur les conséquences de tels ou tels actes. Après tout, n'est-ce pas quelque chose que j'ai maintes fois utilisé ? Attendre d'en savoir assez pour agir en toute lumière, c'est se condamner à l'inaction. Qu'importe la lumière, qu'importe le soleil et qu'importe ce que je peux ou ne peux pas voir ! Au moment où je songeais à ces mots, le soleil perdit finalement la bataille des cieux, et la nuit tomba tout à fait sur l'île d'Exode. La lune était presque pleine et j'y voyais assez, mais cependant ma vision était plus que réduite. Ah, ah ! Qu'importe, oui qu'importe tout cela ! Je n'avais pas besoin de voir particulièrement clair pour voler, car c'était quelque chose d'ancré profondément en moi. Pas plus que je n'avais besoin de lumière pour comprendre instinctivement les choses.

      « Je crois aussi que nous ne devons pas tout révéler au clan. Il nous faut réunir deux espions et deux sentinelles pour aller inspecter les environs de ce lac. Si nous ne trouvons rien... alors nous aviserons. Et si nous trouvons quelque chose, nous tenons les loups par un bon bout et nous pouvons leur faire le chantage que nous voulons. Mais nous ne pouvons pas parler sans n'avoir rien découvert. Et pour ce qui est des chevaux... » ajouta Lullaby. «Je pense qu'il faut les avertir. Sans quoi ils seront plus vulnérables et les loups les abattrons sans pitié. Qu'en penses-tu ? »

      « Mmm. Très bien. » poursuivis-je, sans répondre directement à la question de la noctès Ce qui, il faut l'avouer, était plutôt dans mes habitudes. « Nous allons donc dire aux oiseaux cette vérité partielle : "un loup mourant, nommé Dalwen, a révélé aux siens l'existence d'un lac. Lac dont les eaux auraient la propriété de montrer le futur. Les loups montent une expédition pour le retrouver." Ce sera notre annonce officielle. Je pense que c'est le mieux que l'on puisse faire. »

    Implicitement, je demandais à Lullaby si elle était du même avis que moi.

      « Ensuite, nous allons envoyer deux espions et deux sentinelles maximum, en fait un de chaque suffirait - voire même toi ou moi, l'important c'est qu'on aie.. oui, deux oiseaux à chercher ce lac. Aux côtés des loups, cela peut toujours être utile... ils ont un sacré flair. Ainsi, si nous découvrons le lac en premier, nous aurons l'avantage, et s'ils le découvrent en premier, nous seront déjà à leurs côtés. Je m'occuperai des négociations avec les loups... et je verrai si des oiseaux sont déjà au courant de toute la vérité, il faudra les faire taire d'une manière ou d'une autre tant que tout cela ne sera pas tiré au clair. »

    J'étais sûr que quelques-uns au moins savaient les tenants de l'histoire, car je les avait aperçus dans la clairière.
      « Quant aux chevaux... très franchement, je me moque complètement de ce qui peut leur arriver. Tu me connais, je ne suis pas du tout altruiste et donc les aider sans contrepartie n'est absolument pas dans mes plans. Il sera aisé de trouver de quoi négocier pour les loups. A l'inverse, j'ai plus de mal à envisager un avantage donné par les chevaux que nous pourrions utiliser... Peut-être suis-je trop... euh... immoral pour comprendre ce que leur simple reconnaissance pourrait nous apporter. Peux-tu m'éclairer sur le sujet... ou trouver d'autres idées ? Je sèche. »

    Mais non, mais non, je n'essaye pas du tout de trouver une bonne raison pour aider les chevaux, histoire de me justifier. Du tout ! Mais puisque je dis que non, enfin ! Je veux juste tirer le plus d'avantages possibles de cette situation périlleuse. Mais si, mais si ! Rooh, et puis je vais finir par m'énerver violemment contre le peu de conscience qu'il me reste, moi.
Jeu 27 Mai - 7:04
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    On s'connait, non ?
Storm
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

    La lune était voilée par un nuage opaque qui ne laissait entrevoir que quelques rayons de l'astre nocturne. Chronos, oiseau diurne, semblait pourtant parfaitement à l'aise dans l'air frais de la nuit. Nous planions côte à côte, donnant de temps en temps un nouveau coup d'aile parfaitement synchronisé pour redonner de l'ardeur à notre vol. Mais malgré le calme et l'air serein que nous affichions sur nos visages, nos cervelles tournaient à plein régime et nous nous triturions tous deux les méninges quant au sort de notre peuple. Quant au sort de toutes Exode. Car si jamais une catastrophe telle que l'avait annoncée le loup mourant - qui, d'ailleurs, n'était plus de ce monde - l'île où nous vivions tous et où la plupart d'entre nous étaient nés n'y survivrait pas. C'était, à mon sens, une bonne excellente raison pour agir.

    Chronos devait penser à la même chose que mois. L'absence de décision est la pire des décisions. Nous pouvions nous tromper mais il fallait trouver quelque chose à faire pour ne pas faire sombrer le peuple des oiseaux dans l'oubli. Nos terres seraient alors dévastées et nos petits ne pourraient survivre sans leurs parents. Les nombreuses pertes seraient inacceptable. Et il serait sûr qu'il y en aurait. Mais il ne fallait pas dramatiser pour autant. Et Chronos, en parfait meneur, avait réellement bien compris cela. Sans vraiment répondre à ma question, chose dont j'avais évidemment l'habitude, il proposa un discours qu'il servirait aux oiseaux pour leur expliquer la situation. Discours dans lequel il ne mentionnait pas la catastrophe qui allait potentiellement s'abattre sur Exode toute entière.

      “Ça me semble parfait. Je marquai une pause et réfléchis un instant. Oui. Je n'aime pas mentir mais il le faut. Pour avoir une petite chance de sauver les oiseaux. Si nous leur révélons que ce loup a vu une catastrophe sur la surface prémonitoire de ce lac, la panique va paralyser les troupes et nous serons tous condamnés.”


    A présent que ceci était décidé, il nous fallait conclure du nombre d'espions et de sentinelles que nous allions envoyer en reconnaissance. Chronos proposa d'envoyer un espion et une sentinelle. Mais il revint vite sur sa décision et proposa que nous y allions, lui et moi, pour être sûrs de voir ce que le loup avait vu. J'avais l'impression que mon crâne ne supporterait pas bien longtemps le flux d'idées qui bouillonnait à l'intérieur. Et il en était de même, apparemment, pour Chronos. Mais lui ne gardait pas tout à l'intérieur et disait tout à voix haute. Certainement était-ce une façon de mieux réfléchir. De mieux ordonner ses idées. Ou plutôt comptait-il sur moi pour le faire. Mais, dans cette situation, il m'était impossible de trouver la meilleure chose à faire ; puisque selon moi il n'y en avait pas.

    Négocier avec les loups était ce qui importait le plus pour le meneur des oiseaux. Sa soif de pouvoir n'en était que plus grande. Lui ne tenait qu'à tenir les loups sous sa puissance pour pouvoir les manipuler. Bien sûr, il était également très préoccupé par la survie des siens. Mais s'il pouvait trouver un compromis avec les canidés, il le ferait volontiers. Il se proposa donc pour mener les négociations ; chose que je ne contredis pas puisque je n'en étais pas capable moi-même. Cependant, quelque chose me choque lorsqu'il parla des chevaux. Et son caractère anti-altruiste, comme il le disait lui-même, ressortir pleinement des paroles qu'il prononça.

    Comme je le disais, Chronos aspirait au pouvoir et au plein contrôle des autres espèces qui peuplaient Exode. Aujourd'hui qu'il avait un moyen de les avoir en joue, pourquoi s'en serait-il privé ? Seulement, il n'avait aucun moyen de pression sur les chevaux. Et c'est pourquoi il se fichait complètement de leur sort. Je fronçai les sourcils et lui lançai un regard sévère. Je savais qu'il me respectait et ne dirait rien à cela. De plus, il semblait être dans un bon jour. Mais j'avais, pour ma part, une petite idée de la façon dont mon chef pourrait se soucier des chevaux.

      “Concernant les chevaux, je pense que tu peux leur offrir l'aide des oiseaux et considérer qu'ils auront une dette envers nous. Ainsi tu pourras leur demander ce que tu voudras en échange.”


    Je donnai un battement d'ailes. L'air frais de la nuit s'insinuait sous mes plumes, me portant gracieusement sous le couvert des étoiles. Bientôt, nous pourrions rentrer au quartier général le cœur léger car nous aurions trouvé une solution au problème qui se posait encore à nous en ce moment-même. Du moins, c'est ce que je me permettais de penser. Car il nous faudrait peut-être toute la nuit pour avoir un plan concret et efficace. Mais nous n'aurions pas plus de temps que ça.
Mer 2 Juin - 4:55
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Kywin [Chronos]
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

    S'il n'y avait pas eu les étoiles, brillant quelquefois entre les nuages, je me serais parfaitement confondu avec la noirceur de la nuit. Mes plumes aux teintes de ténèbres étaient en effet aussi sombres que cette gracieuse dame. Du sol, nul ne pouvait me distinguer, et seulement me percevoir lorsque je masquais la lueur stellaire. Ce qui pouvait être considéré comme un sacré avantage. Oui, mais c'était bien le seul. Non seulement je n'y voyais pas grand-chose - heureusement qu'il n'y a pas d'arbres dans le ciel, je serais bien incapable de les éviter - mais en plus, l'air frais me privait de mon vol plané. Sans courants chauds ascendants, j'étais obligé de me passer de ces pauses, et je ne pouvais pas m'élever vers les nuages sans efforts. J'étais également plus limité dans mes mouvements. Mais Lullaby, au contraire, devait être très à l'aise. Je ricanais mentalement en songeant qu'en fait, mon avantage était un inconvénient pour elle, qui possédait un plumage aux teintes claires, et vice-versa pour mes inconvénients.

      « Ça me semble parfait. » approuva la Conseillère. « Oui. Je n'aime pas mentir mais il le faut. Pour avoir une petite chance de sauver les oiseaux. Si nous leur révélons que ce loup a vu une catastrophe sur la surface prémonitoire de ce lac, la panique va paralyser les troupes et nous serons tous condamnés. »

    Encore une fois, nous sommes vraiment différents. Personnellement, ça m'amuse de manipuler les autres, de le mener en bateau. Je ne profère jamais de mensonges entiers, cela dit, car j'estime que le jeu ne serait alors pas drôle. Mais j'adore les demi-vérités ! Bon, c'est entendu, alors. Nous allons sûrement devoir lancer un appel et faire une réunion, mais ça m'étonnerait qu'on ait beaucoup de mondes. Nous sommes trop dispersés. Tous ne prendront pas la peine de faire le déplacement, mais le bec-à-bec suffira pour le reste. J'espère, en tout cas.

      « Concernant les chevaux, je pense que tu peux leur offrir l'aide des oiseaux et considérer qu'ils auront une dette envers nous. Ainsi tu pourras leur demander ce que tu voudras en échange. » reprit l'oiseau de proie.

    Mouais. C'est pas faux. Et puis, rien que voir la tête d'Opium Deal lorsque je lui parlerai de ça vaudra sans doute le détour. Je suppose aussi que si je laisse les chevaux se débrouiller seuls, sans les prévenir, les autres oiseaux n'apprécieront pas. Lorsqu'ils seront au courant, ce qui arrivera un jour ou l'autre. Déjà qu'ils ne seront pas contents s'ils apprennent qu'on leur a dissimulé une partie de la vérité, autant ne pas en rajouter.

      « Alors ça marche. J'avais déjà prévu d'aller rendre visite à Opium Deal, visite diplomatique s'entend. Je n'aurai qu'à lui en parler en même temps. » approuvais-je.

    Je n'avais pas non plus manqué le regard sévère que Lullaby m'avait lancé. Bien sûr, elle me reprochait mon indifférence vis-à-vis du sort des chevaux. Ou plutôt du sort d'autres créatures vivantes et intelligentes. Je ricanais mentalement. Cela, c'était une chose qui n'était pas près de changer. Je ne fais jamais rien gratuitement, même si mes motivations ne sont pas toujours compréhensibles au premier coup d'oeil. Il n'y a ni bien ni mal, il n'y a que le pouvoir. C'est une ancienne devise qui circulait dans ma famille. Et j'y crois vraiment. Pour moi, c'est comme ça que fonctionne le monde, seulement avec le pouvoir. Tout le reste est accessoire.
Sam 26 Juin - 22:31
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Storm
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

    Enfin, Chronos et moi nous étions mis d'accord. Lui irait rendre une visite diplomatique à Opium Deal, le dominant des chevaux ; que j'appréciais personnellement pour sa sagesse et son courage, ainsi que sa détermination à venger son père, Riskan, des loups qui l'avaient tué. Il avait un merveilleux profil pour être à la tête du troupeau de chevaux qui vivait sur Exode. Tout comme Chronos avait un merveilleux profil pour diriger les oiseaux - malgré son mauvais caractère - et Djamay pour mener les loups contre les chevaux. Je baissai en altitude, attendant de mon meneur qu'il fasse de même, et me dirigeai en piqué sur un serpent qui ondulait en contrebas. La faim me tiraillait l'estomac et il était temps que je chasse. Je plongeai sur ma proie et la tuai d'un coup de mes serres puissantes sur la nuque. Puis j'empoignai son corps inerte et l'emportai pour rejoindre Chronos qui planait toujours dans le ciel. J'arrachai un bout de chair du reptile et l'avalai avant de m'excuser auprès de mon meneur :

      “Excuse-moi Chronos mais je n'ai pas mangé depuis ce matin et je dois dire que j'ai assez faim pour avaler une quantité considérable de tous ces serpents en bas. Et puisque nous nous sommes mit d'accord, je pense que nous pouvons retourner auprès de notre peuple et vaquer à nos occupations. Il faut préparer l'expédition également. Mais pour ça nous avons encore le temps je suppose.”


    J'arrachai un nouveau morceau de mon serpent et l'avalai rapidement. Mon estomac ne grondait plus et mon gésier était satisfait. Bientôt, il faudrait que je recrache la pelote de tout ce qui ne pouvait pas m'être utile. Par exemple, les morceau de mue du reptile pouvait obstruer mes boyaux. Mais chez les serpents il n'y avait pas grand chose à rejeter. C'était surtout les souris, avec leurs os et leurs poils gênants, qu'il fallait recracher parfois plusieurs pelotes pour évacuer toutes les cochonneries. Le serpent dans la gueule, je planais aux côtés de Chronos pour rentrer auprès d'Harnie et Soren. Nous n'étions pas vraiment complices mais nous chassions ensemble la nuit quand les corbeaux normaux - Chronos n'en faisait donc pas partie - et les martin-pêcheurs dormaient paisiblement jusqu'au lendemain matin.

    HS : Je ne vois pas ce que l'on peut dire de plus mais si tu as une idée, envoie-moi un MP et j'éditerai mon message.
Mer 30 Juin - 20:34
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

[ Je pense que c'est bon, donc je ferme après ce message ^^ Si tu veux encore rajouter un truc, n'hésite pas à le rouvrir ]

    Je regardais tranquillement Lullaby perdre de l'altitude. Intrigué, je la suivis des yeux. Ou plutôt, je la suivis des yeux autant que je le pouvais en pleine nuit. Toujours en vol plané, je laissais ma propre altitude diminuer également. J'arrêtais de descendre en constatant que la noctès plongeai en piqué. Elle allait sûrement attraper une des bestioles qui grouillaient en-dessous. J'attendis donc qu'elle attrape sa proie, toujours en gardant mes yeux noirs posés sur elle. S'il avait fait jour, j'aurais peut-être cherché à aller, moi aussi, me chercher un dîner. Mais ici et maintenant, cela me semblait trop hasardeux. Je n'avais pas suffisamment faim pour m'y risquer. Avec l'expérience de quelqu'un qui s'y connaît en piqué, j'appréciais pleinement celui de la femelle. Je la vis darder ses serres vers sa proie, puis saisir le reptile entre ses pattes. Un serpent... J'en avais déjà goûté, autrefois. Essentiellement des cadavres, d'ailleurs, je n'étais pas fait pour attaquer des serpents vivants comme Lullaby. Un drôle de goût, peut-être, mais pas mauvais. Lulla avait saisit le sang-froid derrière la nuque, l'empêchant ainsi de la mordre. Je me demandais si je pouvais l'imiter, ou si cette performance n'était pas accessible à un corbeau. Ensuite, la noctès remonta à ma hauteur, avalant un bout de la chair du reptile.

      « Excuse-moi Chronos mais je n'ai pas mangé depuis ce matin et je dois dire que j'ai assez faim pour avaler une quantité considérable de tous ces serpents en bas. Et puisque nous nous sommes mit d'accord, je pense que nous pouvons retourner auprès de notre peuple et vaquer à nos occupations. Il faut préparer l'expédition également. Mais pour ça nous avons encore le temps je suppose. » annonça Lullaby.

    Oui. Dès que le jour sera levé, je partirai à la recherche d'Opium Deal. J'espère que cela ne sera pas aussi difficile que de trouver Winter... Enfin... Il faut aussi réfléchir aux éventuels membres de l'expédition. Voyons voir, quels oiseaux pourraient convenir ? L'un d'entre eux, que j'avais rencontré récemment, attira naturellement mon attention. Puisque cela ne faisait pas longtemps que je l'avais vu, son image et son caractère étaient plus frais dans mon esprit. Moony, un noctès... En cherchant bien, je devrais pouvoir le trouver cette nuit. Génial. Comme si je n'avais pas déjà assez volé dans le noir.

      « Bien. A présent, si tu veux bien m'excuser, j'ai encore du pain sur la planche. » dis-je.

    J'étais un peu fatigué, mais bon. Je saluais une dernière fois Lullaby de la tête, puis pris une autre direction, me laissant porter par les vents nocturnes. Je m'éloignais peu à peu de la noctès, prêt à aller en rencontrer un mâle...
Jeu 1 Juil - 6:01
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Sujet: Re: Quand on aime pas on compte... [Pv Chronos]   

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