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 Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]

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Kywin [Chronos]

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    Écoute-moi, bon sang.


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MessageSujet: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Dim 7 Mar - 8:00

    " Promenons-nous dans les bois, tant que la louve n'y est pas, si elle y était... elle nous man-ge-rait ! Louve, y es-tu ? M'entends-tu ? Que fais-tu ? "


    Cette comptine idiote ne voulait décidément pas me sortir de la tête. C'est franchement très agaçant. Je veux dire, avoir une mélodie ridicule qui ne veut pas se décider à vous laisser penser en paix... je déteste ça. Si au moins ça avait du sens. Mais non... C'est un truc idiot. Je veux dire, déjà je préfère largement me promener dans les bois lorsque la louve y est, c'est beaucoup plus drôle. Non mais vraiment, où est l'intérêt de se promener dans les bois si on n'y trouve pas le loup ? Y'a plus personne à embêter, dans ce cas ! Autre détail complètement irréaliste : comment diable la louve en question se débrouillerait pour me bouffer ? Un loup ou une louve, ça n'a pas d'ailes, que je sache. Et peu importe à quel point certains peuvent douter de mes facultés mentales - je suis fou, si si, je le reconnais volontiers - je ne suis pas stupide au point de me placer à portée des crocs d'une de ces bestioles. Parce que franchement, là c'est du suicide. Et je suis beaucoup de choses, mais pas suicidaire. Bon, un peu trop casse-cou et téméraire, d'accord. J'aime bien frôler les loups, passer au ras de leurs nez, leur arracher quelques poils... mais je reste en l'air, rapide comme l'éclair - enfin, pas comme l'éclair, mais beaucoup plus qu'eux. Surtout s'ils sont pris par surprise ! " Loup, y es-tu... "

    Hum hum. Donc, il y a encore d'autres raisons qui font que cette comptine est stupide. Si on souhaite - cas très improbable - que le loup ne soit pas là, pourquoi l'appeler ? Pour le coup, c'est vraiment de la plus parfaite absurdité ! T'as peur que le loup vienne te croquer et tu lui signales ta position ? Mwahahaha ! Y'en a qui sont vraiment dérangés. A moins que cela ne soit les manifestations inconscientes d'une attirance morbide pour la danger ou autres pulsions suicidaires. Et puis, bien sûr que le loup qui veut attraper sa proie va lui dire qu'il est là et ce qu'il est en train de faire ! Non mais sans blague. C'est le meilleur moyen de rater son coup, de dire tout ce qu'on fait et pense à l'adversaire ! ... Quoique, ça peut être un excellent moyen psychologique d'arriver à ses fins. Cela dépend de la situation... Mais en tout cas, là c'est encore une fois absurde.

    " Promenons-nous dans les bois... " C'est vrai que cette Forêt Nébuleuse est plutôt jolie. C'est pas trop mon style les coins doux et reposants, mais il faut bien avouer que ça fait du bien de rester tranquille, parfois... pendant quelques instants... vraiment pendant quelques petits instants. Je décidais d'arrêter de survoler simplement la cime des arbres et de pénétrer au coeur de la forêt. Cela dit, la densité des arbres à l'endroit où je me trouvais m'incita à attendre une trouée. C'était déjà assez risqué de voler entre les branches pour ne pas corser davantage la difficulté de l'entreprise. Je descendis donc un peu, et gardait mes yeux noirs fixés sur le feuillage, attendant patiemment un endroit où je pourrais me faufiler. En attendant, je me concentrais sur les sensations que me procurait mon vol. Je ne m'en lasserai sans doute jamais. Mes plumes principales des ailes - les plus grosses, celles du bout - et les plumes de ma queue, me permettaient de percevoir la résistance de l'air, cette fameuse poussée d'Archimède, ainsi que la force du vent qui me maintenait dans les airs. Je pouvais modifier l'inclinaison de chacune de mes plumes, et le moindre changement m'amenait à prendre une direction différente, à être soutenu différemment par le vent, à me déséquilibrer pour entamer une figure acrobatique..

    Bref, j'avais le contrôle total sur le moindre de mes mouvements. Du moins, actuellement... Car voler, c'est ça aussi : être en perpétuel équilibre entre le contrôle total et le simple fait de se laisser entraîner par les évènements. Oui, je peux contrôler mes trajectoires très aisément et ma précision est exemplaire, mais le vent est si imprévisible ! Dans les airs, c'est un peu comme dans l'eau : on évolue en trois dimensions. On se sent libre, capable de tout, car contrairement à l'eau, c'est un milieu beaucoup moins dense... Et en même temps, c'est terriblement dangereux. Il n'y a rien pour nous empêcher de tomber, rien, rien pour nous éloigner de la mort en cas de problème. Car une chute de quelques centaines de mètres - non, quelques dizaines, voire quelques mètres suffisent - c'est la mort assurée, pour des organismes fragiles comme ceux des oiseaux. D'ailleurs, il nous suffit d'une aile cassée - sans aide, c'est une condamnation à mort aussi certaine que si l'on mettait notre tête entre les crocs d'un ours !

    Et le vent, si capricieux, si inconstant... il suffit d'une bourrasque au mauvais moment. Il faut en permanence se reprendre, jouer avec lui, le caresser dans le sens du poil... surtout ne jamais lutter contre lui, car un oiseau ne peut pas lui résister - surtout pas en vol. C'est un équilibre très instable, sans cesse bouleversé, et qu'il faut sans cesse retrouver... Ah ! Tiens, je vois une ouverture, là-bas. Et.. mais oui ! En parlant de la stupide comptine qui me restait coincée dans la tête tout à l'heure - et qui s'est volatilisée quand je pensais à mon vol... mouahaha - j'ai trouvé le loup, on dirait. J'ai d'ailleurs très envie d'aller lui rendre une petite visite... Au vu de la configuration des lieux c'est un peu dangereux, y'a plein de branches, mais... allez, je ne peux pas résister.

    J'inclinais mes plumes et pivotais, glissant doucement vers la trouée entre les arbres. Puis, lorsque j'arrivais presque juste au-dessus de l'ouverture, je repliai à moitié mes ailes et piquai. Je savourais là encore les sensations que me procurait le piqué, cette impression affolante de vitesse, de sol qui se rapproche... la montée de l'adrénaline... Je gardais le cap droit vers la louve - oui, c'était une femelle, je le voyais maintenant que j'étais plus près - et passais en rase-mottes juste au-dessus de son crâne. La vitesse foudroyante que j'avais acquise avec mon piqué m'avait permis de lui donner un léger coup sur la tête. Mon bec étant plutôt pointu, c'était vraiment un très léger coup, mais impossible à ignorer. Et bien sûr, j'avais filé bien avant qu'elle ne puisse réagir, emporté par mon propre élan - même si je l'avais voulu, je n'aurais pas pu ralentir beaucoup, cela m'aurait peut-être brisé les ailes.

    Cela dit, je ne pouvais pas continuer à foncer éternellement. Je déployais mes ailes noires sur toute leur envergure, et effectuais un magnifique demi-tour, dans les règles de l'art, pour survoler une seconde fois la louve. En passant cette fois à bonne distance au-dessus. Pas fou, l'oiseau. Je restais en vol, mes yeux noirs vrillés dans ceux de la croqueuse de bestioles.

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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Jeu 11 Mar - 5:36

    Il n’y avait pas un bruit dans la Forêt. Mon souffle se dessinait dans l’air frais, mais ma fourrure épaisse m’immunisait contre sa morsure. Je trottinais agilement, à travers les enchevêtrements de racines épaisses et les souches d’arbres morts. Baissant les yeux, je repérai au sol de minuscules empreintes d’écureuil, et l'aperçu un peu plus loin. Je suivais son parcours, alors qu'il bondissait entre les buissons bas. Peu à peu, ses sauts se firent de plus longs, puis il s'élança vers la cime d’un grand chêne. Quelque chose, si ce n’était moi, l’avait apparemment effrayé. Soudain, un parfum m’apparut, relevé mais douceâtre. L'odeur de la proie. Repérant un jeune daim - bien inconscient - à une centaine de mètres, j’accélérai la cadence en foulées plus courtes, pour me rapprocher de ma cible. J'étais bientôt à portée, quand ce dernier me repéra. Dans un geste effréné, il se détourna et bondit entre les troncs, espérant m'échapper.. Allongeant maintenant mon corps au maximum à chaque foulée, les oreilles rabattues et à l'abri du vent furieux, je bifurquai hors de la vue du petit mâle. Je filai parallèlement à lui, légèrement en avance, prévoyant de bondir à la moindre débouchée. La langue pendante, je jetai un dernier coup d'œil sur ma proie, puis déviai sur la droite en un saut habile. Mes mâchoires heurtèrent son échine de plein fouet, et s'y refermèrent brutalement, lui arrachant un dernier râle d’agonie. Le goût du sang m’envahit la bouche, le goût de la peur et de la mort. Je m'en délectai paisiblement, me remettant peu à peu de ma course.

    J'étais partie depuis pas mal de temps déjà. J’avais eu envie de chasser seule, pour une fois. Loin de la meute. Je me régalais tranquillement, les oreilles constamment aux aguets. Après plusieurs minutes, je me léchai les babines et baillai de plaisir, avant de reprendre ma route silencieuse.. Un petit merle sautillait d’arbre en arbre, suivant mon tracé, et piaillant parfois de sa belle voix. Je dois avouer que même s'ils paraissaient insignifiants au milieu de ce monde de guerre, les oiseaux me fascinaient. Dans le fond, ils ressemblaient un peu au loups.. Chantant leurs joies et leurs peines à quiconque prendrait le temps de les écouter. Soudain mon petit compagnon s’échappa, après un petit cri rapide. Humant l'air à la recherche d’un éventuel danger, je n'en décelai aucun toutefois, et repris ma marche.. Fixant loin devant moi, je laissais mes sens me guider vers un lieu calme et doux, où je pourrais me reposer, réfléchir un instant.. Grande rêveuse dans l'âme, ces moments de solitude étaient un besoin vital. Lorsque l'on me collait trop, j’avais tendance à devenir désagréable..

    Me tirant brusquement de ma rêverie, alertée par un battement d'ailes puissant, j'eus à peine le temps d'apercevoir, fonçant vers moi à une vitesse déconcertante, une ombre noire faite d’un plumage brillant. Un petit pincement me fit secouer la tête, alors que je reprenais mes esprits, surprise et confuse. L'ombre - qui s'avérait être en fait un grand corbeau - exécuta une belle volte et survola à nouveau tout mon corps, avant de s'élever dans les airs, battant des ailes sur place. Il était impressionnant, il faut l’avouer. Ses grandes ailes noires reflétaient les couleurs brumeuses du paysage, et ses yeux expressifs trahissaient une petite mesquinerie. Je reculai de quelques pas, histoire de moins tendre la tête pour l’apercevoir.

      « A quoi joues-tu, l’oiseau ? », le questionnais-je.

    Mon ton s'était fait plus sec que je l'avais voulu, mais tant pis. J'en oubliais presque ce ''respect'' inné envers les oiseaux, celui-ci réduisant à néant toute forme d'estime. Et même s'il était imposant, un claquement de mâchoires bien porté pourrais le réduire en poussière plus rapidement que prévu. Une petite onde d’amusement traversa mes yeux d’azur, alors que je songeai à son arrivée.. Plutôt fracassante.
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Kywin [Chronos]

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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Jeu 11 Mar - 7:34

    Je fus remarquablement impressionné par la calme que conserva la louve. Je ne savais pas si elle n'était réellement pas en colère, agacée ou autre, ou si elle savait seulement très bien masquer ses émotions. Mais c'était rare qu'un loup - ou un cheval, d'ailleurs - ne se mette pas à m'injurier, à gronder, à se cabrer, ou autre manifestation du même genre, après un de mes prélèvements capillaires. J'esquissais un sourire à la manière des corbeaux, avec les yeux seulement. Je ne pouvais pas non plus savoir si la louve saurait l'interpréter. Mais je ne pouvais sourire réellement - vous avez déjà essayé d'étirer les coins d'un bec aussi dur que de la pierre, vous ?

      « Je fais une collection, » répondis-je sur un ton parfaitement innocent et totalement faux. « Crins et poils seulement, les propriétaires des plumes ont une fâcheuse tendance à venir les réclamer... »

    Je ne faisais pas vraiment collection de poils et de crins, mais ce n'était pas complètement un mensonge non plus. Plus une sorte de demi-vérité. Car il est exact que je garde parfois les crins, les plumes ou les poils de personnes que j'ai respectées, admirées, aimées ou particulièrement haïes. Cela fait parfois office de trophée... Parfois. La plupart du temps, c'est juste des souvenirs. Ainsi, je peux me souvenir facilement des moment que j'ai passés avec telle ou telle personne. Me souvenir de qui elle était, de ce qu'elle a fait... Ne jamais oublier. C'est quelque chose que je déteste, oublier.

      « Quel est ton nom, louve ? » demandais-je.

    Je ne savais pas ce que je préférais - qu'elle me réponde ou non. Dans le premier cas, j'allais sans doute rapidement trouver un surnom, si possible qu'elle n'aimera pas, mais très probablement en rapport avec son nom. Dans le second cas, j'allais aussi trouver un surnom rapidement, mais basé sur autre chose... potentiellement plus désagréable, mais j'augmentais les risques de me tromper, d'obtenir un surnom inapproprié. mais de toute façon, tout cela ne dépendait pas de moi... A elle de décider si elle voulait me donner son nom, ou pas. Puis je me demandais ce que j'allais faire des poils blancs que j'avais encore dans le bec. Cela allait me gêner, c'est évident... ne serait-ce que pour parler - je devais sans arrêt faire attention à ce qu'ils ne tombent pas. Et d'ailleurs, quelques-uns étaient quand même tombés. Soudain, je décidais de les lâcher, et je le fis, ouvrant suffisamment mon bec, en l'inclinant, pour que tous les poils s'envolent au gré du vent. Comme j'étais toujours en l'air, ils se dispersèrent un peu partout.


Dernière édition par Kywin [Chronos] le Jeu 11 Mar - 9:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Jeu 11 Mar - 8:42

    Les yeux du grand corbeau étincelaient d’une lueur amusée. Les oiseaux avaient cette particularité énervante de na pas pouvoir sourire. Ainsi, il était vraiment difficile de comprendre leurs émotions.. Je le fixai intensément, détaillant chaque plume, chaque reflet bleu ou violacé qui trônait sur son corps charbonneux.

      « Je fais une collection, clama t-il. Crins et poils seulement, les propriétaires des plumes ont une fâcheuse tendance à venir les réclamer... »

    Cette réplique m’arracha un sourire. Cet oiseau avait un très bon sens de l’humour. Un peu moqueur, mais il me plaisait bien. Même si son ton avait été doux et innocent, le mensonge s’affichait clairement au fond de ses rétines. Cela faisait un petit moment, que je n’avais pas souris. Ce corbeau avait du mérite. Je m’assis doucement sur le sol, et continuai d’admirer le grand oiseau, toujours en vol. Ne se fatiguait-il jamais ? Sa tenue était irréprochable. Ses ailes battaient à un rythme régulier, presque agréable. Mais il était assez stressant de lever la tête pour lui parler.. Enfin, il était compréhensible qu’il se protège. Je l’imaginais mal venir se poser à mes pattes, à portée de mâchoires..

      « Quel est ton nom, louve ? » demanda t-il soudain.

    Quelques poils blancs trônaient fièrement dans son bec de pierre, l’empêchant de parler librement. Gêné, il l'ouvrit, les laissant s’échapper au gré du vent. Je les fixai longtemps, jusqu'à qu'ils quittent mon champs de vision.

      « Tu sais, je ne t'en donnerais pas d'autres.. », plaisantais-je.

    Je portai de nouveau mes yeux d'azur sur son plumage brillant, pensive.. Voler devait être vraiment agréable.. Le corbeau semblait me snober, à une telle hauteur. Mais bizarrement, je m’en fichais. Je réfléchis à ses mots, puis lui annonçai mon nom.

      « Je m’appelle Winter. Et toi ? Qui es-tu ? »

    Qui es-tu. Et pas comment t'appelles-tu. Après tout, son nom était-il si important ? Tout comme le mien, il ne voulait rien dire. Enfin, peut-être servait-il à rapprocher deux êtres. A donner à l'un comme à l'autre une mélodie, quelque chose qui leur permettrait de ne pas s'oublier.. Un mince sourire étira un coin de mes lèvres, alors que je plongeais mon regard bleu au fond des deux grandes billes noires de l’oiseau.
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Kywin [Chronos]

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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Jeu 11 Mar - 9:11

[ J'adore ton formatage, alors je te le pique =P ]
    Je continuais de survoler la louve, mais c'était une activité quelque peu répétitive. Croyez-moi, au bout d'une vingtaine de cercles, on en a vite par-dessus la tête. Je n'allais, bien sûr, pas me poser sur le sol. Ce serait du suicide ! Le temps nécessaire pour décoller serait trop long, par rapport à la rapidité dont un loup peut faire preuve... Avec l'un de ces bestiaux, il me faudrait prendre une sacrée distance de sécurité, qui compromettrait sérieusement la conversation. Je pourrais éventuellement me poser, mais là encore je ne trouve pas de branche à mon goût, qui soit à la fois suffisamment loin et proche - et assez solide. Je ne pouvais donc que rester en l'air... ce qui provoquera à plus ou moins long terme un ennui pathologique. Donc, j'agrémente mes cercles d'acrobaties diverses, au gré de mes envies. Oh, la plupart du temps ce n'est deux fois rien. Juste un petit piqué, ou une petite remontée en chandelle. Parfois je vire complètement, je tente un demi-tour le plus serré possible. Mais pas trop de difficulté, car cela pourrait me faire perdre le fil.

      « Tu sais, je ne t'en donnerais pas d'autres.. » plaisanta la louve.

    Cela, je m'en doutais un peu. Elle s'était faite avoir une fois, elle serait beaucoup plus prudente... autrement dit, cela me serait plus difficile de lui piquer des poils. D'où l'intérêt de la chose ! S'il n'y a pas un peu de difficulté, ce n'est pas intéressant. J'ai bien l'intention de retenter ma chance plus tard, au moment où elle s'y attendra le moins. Et pour pimenter encore le jeu, je décidais de lui révéler mes intentions. En plus, c'était un excellent moyen pour la mettre sur les nerfs à chaque fois qu'elle entendra un battement d'ailes, ou le croassement d'un corbeau. Enfin, j'espère.

      « Je m’appelle Winter. Et toi ? Qui es-tu ? » continua la louve.

    Winter ? Curieux, ce nom me disait quelque chose.. Mais pas moyen de mettre la patte dessus. Peut-être une gradée importante chez les loups, dont j'aurais entendu parler par hasard... Hum, il faut que j'éclaircisse ça.

      « J'y compte bien... sur le fait que tu ne te laissera pas avoir aussi facilement, la prochaine fois. Prends garde à tes poils, consoeur carnivore. Plus le jeu est difficile, plus il est intéressant. » rétorquais-je, narquois.

    La louve devait lever la tête pour me voir, à cause de mon altitude assez élevée. Pourtant, cela ne me donnait pas de sentiment de supériorité, ou de quoi que ce soit d'autre du même genre. Après tout, je ne pourrai jamais égaler la force de combat de cette louve, même si elle est la plus faible des siens. Ce dont je doute légèrement, tout de même. C'est la simple prudence qui me place à cette hauteur. Plus je vais haut, plus j'estime que l'autre est dangereux... c'est ainsi.

      « Mais oui, Winter... » repris-je soudainement. Je venais de me souvenir. «T'es la Dominante des Loups, n'est-ce-pas ? »

    Je ne pus m'empêcher d'ouvrir le bec et de lancer un croassement réjoui. Je ne pensais pas tomber sur un aussi gros poisson ! Tout d'un coup, mon intérêt en fût encore plus éveillé. Il l'était déjà, mais là.. disons qu'avant c'était une chandelle, maintenant un petit incendie. La Dominante des Loups ? Mouahahaha ! Décidément, j'allais bien m'amuser.

      « Je suis enchanté de te rencontrer... Cela fait un petit moment que j'attendais ça. »

    C'est le moins que l'on puisse dire. J'ai pas mal parcouru l'île à la recherche de la Dominante des Loups et de celui des Chevaux... Pour faire des rencontres... comment on dit déjà ? Diplomatiques ? Moi, j'adore ça, la politique avec les autres espèces. Une occasion en or d'insulter les gens sans jamais être insultant... mais spécialité. Mais du coup, j'évitais complètement la question de la louve, sur mon identité. Volontairement ou par simple distraction ? Même moi je ne saurais le dire. Il y a des jours où j'ai du mal à me comprendre.
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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Jeu 11 Mar - 22:48

(Pas de soucis ^^)

    Il sembla réfléchir un peu à l’entente de mon nom, mais n’y accorda pas vraiment d’importance.

      « J'y compte bien... sur le fait que tu ne te laissera pas avoir aussi facilement, la prochaine fois. Prends garde à tes poils, consoeur carnivore. Plus le jeu est difficile, plus il est intéressant. » continua t-il.

    Je ne lui répondis pas, mais suivis du regard ses cercles et acrobaties variés. Il y avait beaucoup de grâce dans son vol, qui contrastait parfaitement avec son comportement des plus narquois et moqueur. Plus le jeu est difficile, plus il est intéressant.. Tout à fait. Ce qui fait que l’on veut atteindre un objectif, c’est sa difficulté.. Qu’est-ce qu’un désir ? Il devait rester imaginaire, jusqu’à la fin, la dernière seconde.. Sinon, pourquoi vivre et avancer ? Mon esprit alla une fois encore à Seven.. Il a atteint son but, à la seconde précise où il a rendu son dernier souffle. Laissant derrière lui une meute.. Un fils.. Une alpha.

      « Mais oui, Winter.., repris soudainement le corbeau. T'es la Dominante des Loups, n'est-ce pas ? »

    Il lança un croassement heureux, pour une raison que j'ignorais. Toutefois, je décidais de ne pas lui répondre, une fois de plus, pour le laisser dans le noir. Un sourire en coin étira mes lèvres, alors que je me redressais, lassée de ma position assise.

      « Je suis enchanté de te rencontrer... Cela fait un petit moment que j'attendais ça. », annonça t-il.

    Ha ? C’est vrai qu’il n’était pas trop facile pour un cheval ou un oiseau de me mettre la patte dessus.. J’étais plutôt du genre discrète. Ses mots avaient en fait éveillé ma curiosité. Ses grands yeux noirs brillaient encore d’une lueur amusée et moqueuse. Il semblait préparer quelque chose, fêter une victoire à l’intérieur de lui-même. Mentir ne servirait à rien.. Ce corbeau semblait me connaître, alors que j’ignorais tout de lui. Un sentiment nouveau s’empara de mon corps. Sentiment des plus désagréable..

      « Oui, je suis bien la dominante des Loups.. Mais toi, qui es-tu ? Et pourquoi me cherchais-tu ? »

    Oui, cela faisait beaucoup de questions. Mais je voulais me débarrasser de ce sentiment.. D’impuissance, de.. Fragilité ? Je me sentais sans défense, contre un tout petit corbeau, pourtant. Mes ce clan était bien plus malin qu’on le soupçonnait au début.. Ils ouvraient le bec, et le clan adverse connaissait toutes vos techniques.. Hmm. Maintenant, espérons qu’ils restent neutres.. Ou qu'ils s’allient à la cause des Loups.
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Kywin [Chronos]

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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Ven 12 Mar - 22:00

    Soudain, un coup de vent traître m'attrapa entre ses griffes et failli bien m'envoyer contre un arbre. C'est ce qui est le plus dangereux, en vol : le vent. Particulièrement dans les endroits étroits comme celui-ci. Enfin ce n'était pas vraiment étroit... plutôt encombré, ce qui pour revenait à peu près au même. Ces branches peuvent s'avérer très dangereuses, et il faut s'en méfier sans cesse. Cela dit, mon expérience me permettait de faire face à ce genre de mauvaises surprises sans trop de problèmes. Je passais très près du tronc, mais ne l'effleurait même pas. Mais l'essentiel était là : le vent semblait s'être renforcé. Pour pouvoir continuer une conversation avec la louve, il serait bien plus prudent de me poser. Mais comme je l'avais bien vu tout à l'heure, il n'y avait pas de branche correspondant à mes critères. Alors... trop haute ou pas assez ? J'allais devoir choisir. Finalement, j'optais pour le pas assez haut. J'avisais une branche que la louve devait pouvoir atteindre, mais pas sans efforts, et j'aurais bien le temps de m'envoler s'il lui prenait la fantaisie de m'attraper entre ses crocs. Je virais donc de l'aile et me posais en douceur, attrapant la branche entre mes griffes noires, repliant mes ailes pour offrir moins de prise au vent.

      « Oui, je suis bien la dominante des Loups.. Mais toi, qui es-tu ? Et pourquoi me cherchais-tu ? » demanda Winter.

    Je me demandais bien comment j'allais formuler la chose. Comment faire pour qu'elle aie une quelconque réaction ? Pouvais-je seulement en espérer une ? Mais il fallait bien que je me décide. Et puis, après tout, on pourrait sans doute aborder des sujets beaucoup plus intéressants... Comme l'implication possible des oiseaux dans la guerre. Après tout, certains le souhaitent, même si la majorité reste contre. Oui, pour l'instant ce n'est pas envisageable, mais un jour, peut-être...

      « Moi ? Mon nom est Chronos. Je te cherchais pour voir de quel bois tu étais faite, et aussi pour avoir une discussion entre collègues - puisque je suis devenu le Meneur des Oiseaux. Parce que c'est bien, de savoir plein de choses à ton sujet via le formidable réseau des oiseaux, mais c'est toujours mieux de rencontrer la personne en vrai. » répondis-je, en surveillant attentivement l'attitude de la louve..

    Oui, je savais beaucoup de choses sur Winter - sur elle et sa famille, d'ailleurs. Les oiseaux aiment bien les potins, et tous les ailés ou presque sont au courant de ce qui arrive aux personnages les plus importants, par exemple le Dominant des Chevaux ou l'Aplha des Loups. Bien sûr, c'est plus difficile d'avoir des infos sur le Meneur des Oiseaux, peu importe son identité, car il connaît lui-même très bien le mode de fonctionnement de ce réseau, et sait y échapper. Mais peu de choses qui se passent sur l'île terrestre sans qu'au moins un oiseau soit au courant... et donc, sans que tous les autres ne puissent l'être. Ce n'est pas pareil pour ce qui arrive aux oiseaux, c'est plus difficile.
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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Jeu 25 Mar - 5:57

    Une bourrasque un peu plus forte que les autres, et l'oiseau fut projeté quelques mètres en avant. En proie aux caprices du vent, il avisa une branche à portée de mâchoires et s'y posa avec une grâce terrifiante. Ses proportions étaient plus qu'imposantes pour un corbeau, mais sans aucune lourdeur. Un effort certain m'aurait permis de l'avaler en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, mais je n'avais pas faim, et de toute façon, ce drôle d'oiseau m'intriguait.. Sa voix, celle d'un corbeau – un son vraiment étrange, au passage – brisa le silence qui s'installait lentement.

      « Moi ? Mon nom est Chronos. Je te cherchais pour voir de quel bois tu étais faite, et aussi pour avoir une discussion entre collègues - puisque je suis devenu le Meneur des Oiseaux. Parce que c'est bien, de savoir plein de choses à ton sujet via le formidable réseau des oiseaux, mais c'est toujours mieux de rencontrer la personne en vrai. »

    Je l'écoutai annoncer son grade, et hochai la tête respectueusement. A l'entente de ses derniers mots, mes lèvres se pincèrent. Que savait-il ? Enfin, après tout, était-ce important ? Non. Comme il le disait si bien, nous étions « entre collègues », et les informations qu'on avait pu lui transmettre ne seraient jamais d'ordre vraiment important. Pourquoi ? Parce que je n'avais pris aucune initiative encore, que ce soit au sujet de la guerre ou d'une éventuelle alliance.. Ou trêve. Les seules choses qu'il pouvait être susceptible de savoir concernaient mon passé. Donc, un point sensible. Toutefois, je fis la maligne en feignant l'indifférence. J'avais du retard vis à vis du Meneur des Oiseaux.. Mais tant pis.

      « Comme tu le vois je suis plutôt du genre solitaire. D'ailleurs, tu as eu de la chance de me trouver. », annonçais-je.

    Il est vrai qu'avant son apparition, j'aurais pu partir dans un coin et y rester des heures. Ses yeux charbonneux reflétaient l'intelligence et je ne savais pas quoi penser de cet oiseau. Ce clan était décidément la clef de cette guerre. S'il choisissaient de s'allier aux chevaux, nous aurions très peu de chances de vaincre.
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Kywin [Chronos]

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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Jeu 25 Mar - 6:31

    La louve ne semblait pas s'émouvoir de ce que je venais de lui annoncer - mon grade et, surtout, les informations que je possédais sur elle. Il est vrai que l'information est l'une des meilleures armes qui soient. C'est la seule de nos armes qui soit vraiment dangereuses, mais elle compense largement - à mon goût, du moins - le reste. C'est pourquoi je prends toujours grand soin à connaître le plus de choses possibles, que ce soit sur l'actualité dExode, que sur son passé, mais aussi sur les différents arts et techniques actuellement connues. L'un de mes rêves est d'ailleurs de pouvoir réaliser une carte rigoureusement exacte de l'île. C'est toutefois une ambition quelque peu démesurée, je le crains, pour le moment. Un jour peut-être... Enfin bref. En tout cas, il est évident que l'implication des Oiseaux dans la guerre changerait beaucoup de choses. Si nous allions totalement d'un côté, il serait presque sûr de gagner un jour ou l'autre - à moins de le faire vraiment exprès. Mais bien sûr, si on se rend compte que nos alliés sont totalement incompétents ou suicidaires, nous, on ne sera pas assez fous pour rester à leurs côtés !

      « Comme tu le vois je suis plutôt du genre solitaire. D'ailleurs, tu as eu de la chance de me trouver. » répondit finalement Winter.

    Je me demandais quels étaient les objectifs de Winter. Les objectifs précis - tout le monde savait quelle voulait gagner la guerre contre les chevaux. Moi, ce qui m'intéressait c'était plus ses plans. Mais je n'avait eu vent d'aucun d'entre eux, malgré les nombreux oiseaux qui épiaient les loups avec assiduité. Tant pis. Je n'aimais pas ne pas avoir toutes les cartes en mains en commençant le jeu, mais un bon joueur sait gagner même avec de mauvaises cartes. Et puis.. en fait le jeu ne commence pas. Il ne s'est jamais arrêté, tout simplement.

      « Non, ce n'était pas de la chance... » commençais-je, les yeux brillants. « A ce stade, cela tient du miracle, oui ! Est-ce que tu réalises le temps et l'énergie que moi, j'azi consacrées à te chercher ? Pour ce qu'il s'agit de rester discrète et de se planquer, pas de toute, tu es la meilleure de tous les loups d'Exode ! Et je me fous totalement du fait que ce soit volontaire ou pas. Cela ne change rien à la donne, et cela m'énerve car si jamais j'ai un jour absolument besoin de te parler... s'il me faut autant de temps pour te mettre la patte dessus, ce sera bien trop tard ! »

    Je m'étais emporté. Toutefois, ce n'était pas un emportement involontaire, loin de là. Il est franchement très rare que je perde la maîtrise de mes émotions. Je n'ai d'ailleurs pas souvenir qu'elles aient jamais été assez fortes pour me submerger. Mais je sais très bien simuler des colères, des tristesses, et autres petites choses. Je suis réellement agacé par ce que je viens de dire, mais ne l'ai montré que parce que je l'ai choisi. Et après tout, il est vrai que la possibilité que je puisse localiser facilement Winter, ou du moins la contacter facilement, est bénéfique pour nous deux : en cas de danger - que je veuille bien lui dévoiler, bien entendu - elle serait rapidement au courant, et moi j'aurai un moyen de ne pas poireauter des heures à l'attendre. Oui, Winter, je suis en train de te suggérer de trouver un moyen pour qu'on puisse s'envoyer des messages en cas de besoin. Pour moi c'est plus pratique, pour toi ça peut être très utile. Si un jour c'est toi qui veut me voir, tu le pourras plus facilement ainsi... mouais, en fait il suffirait sans doute que tu t'adresses à n'importe quel oiseau, qui lui me trouvera et m'en fera part... M'enfin, chut. J'ai vraiment envie de voir si un truc pareil peut marcher.
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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Dim 28 Mar - 5:56

    Chronos prit un air pincé que je ne compris pas, sur le coup.

      « Non, ce n'était pas de la chance.., commença t-il. A ce stade, cela tient du miracle, oui ! Est-ce que tu réalises le temps et l'énergie que moi, j'ai consacrées à te chercher ? Pour ce qu'il s'agit de rester discrète et de se planquer, pas de doute, tu es la meilleure de tous les loups d'Exode ! Et je me fous totalement du fait que ce soit volontaire ou pas. Cela ne change rien à la donne, et cela m'énerve car si jamais j'ai un jour absolument besoin de te parler... s'il me faut autant de temps pour te mettre la patte dessus, ce sera bien trop tard ! »

    Je fixais le piailleur, les yeux écarquillés. Me donnait-il une leçon sur ce que je devais faire ou non ? Et bien qu’il économise sa salive. Il était vrai que parfois je m’écartais volontairement de toute forme de vie, mais aujourd’hui mes pattes m’avaient guidée automatiquement. Pour avoir parcouru mes terres de multiples fois, je connaissais les lieux tranquilles et reposants. Enfin, ils l’étaient, quand le chef des oiseaux ne venait pas vous faire la morale. Mais.. L’idée d’avoir un contact avec Chronos restait assez alléchante. En cas de problème, il serait simple de se prévenir mutuellement. Je savais toutefois que ce genre de communications seraient bien plus bénéfiques aux loups qu’aux oiseaux. Entre membres de la meute, un hurlement suffisait, et j’accourais sans me poser de question. Mais, Chronos aurait beau croasser de toutes ses forces, jamais je ne l’entendrais. Le plus simple serait encore qu’il trouve un autre loup, et lui transmette son message.. Néanmoins, dans le cadre d’une éventuelle affaire plus « privée », il fallait qu’il me trouve facilement. Autant dire qu’il réalise l’impossible. Je me creusai les méninges, mais rien ne me venait toutefois.. S'il avait su hurler. Haha.

      « Calme-toi.. lui répondis-je d'une voix douce. En fait, ça n'est pas si difficile que ça de me trouver.. Tu n'as qu'à chercher là où toi, tu n'irais pas. Ou alors, demande de l'aide à un autre loup..»

    Pas très précis comme info, mais c'était vrai. Si je n'étais pas avec la meute, c'est que j'avais besoin de calme. Et après cette rencontre, il était clair que l'oiseau m'offrait un nouveau jeu : l'esquive. Moi, je n'aurais qu'à hurler pour qu'il me retrouve.. Mais ce système ne fonctionnait que dans un sens. Après tout, s'il tenait tant à me parler, qu'il trouve lui même une solution ! Une lueur amusée éclaira mes prunelles, alors qu'une odeur familière s'élevait dans les airs.
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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Dim 28 Mar - 7:13

    Je sais pourquoi je suis là. Je sais que tu aimes cet endroit... Je veux t’y trouver, c’est plus fort que moi. Voir tes yeux qui ont cette couleur qu’aucun autre ne possède. Parce que tu es différente de tous les autres. Certains se pavaneraient à longueur de journée d’avoir le grade que tu possèdes. Peut-être certainement, me serais-je moi aussi pavané. Tu me fascines, sans même le vouloir. Tu agis toujours d’une façon imprévisible, et c’est ce que j’aime le plus chez toi. Tu n’as jamais eu peur de moi, ni même de mes grands projets de conquête. Toujours humble et bienveillante, tu as du user d’une patience folle et je pense même que tu devais t’ennuyer, pour avoir passer tant de temps à tenter de comprendre qui j’étais. Et malgré toute ma volonté, toute ma lâcheté déployée à ne pas m’attacher aux autres, tu as pris une petite place, certes, mais une place certaine en moi.

    Djamay était là, au beau milieu de la forêt nébuleuse, cherchant inconsciemment cette silhouette spectrale. Et il la trouva. Il accéléra le pas, au rythme des battements d’un cœur trop affolé, qu’il tentait en vain de contrôler. Se mouvant agilement entre les arbres, son pelage s’ébouriffant au vent frais qui passait la barrière des branches, il couvrit bien vite les mètres qui vous séparaient. Soudain, une ombre passa dans son champ de vision, l’arrêtant net là où il se trouvait. Il observa la petite silhouette noire qui voletait entre les arbres, sentant son sang se réchauffer soudainement.

    Des brides de conversation lui parvinrent. Il resta loin des deux silhouettes, la voix de Winter lui parvenant, se présentant. L’ombre était en fait un corbeau, qui se révéla être Chronos. Ainsi, les deux meneurs se rencontraient. Une colère sans nom fit bouillir le sang de Djamay dans ses veines. C’était une fureur étrange, semblable à de la jalousie. Il se remit à trotter vivement, furieusement. En passant près de l’oiseau, il émit un grondement sourd, le saluant d’un regard assassin. Un corbeau n’était autre qu’un oiseau de malheur, l’ombre de l’enfer. Il ne lui fera jamais confiance, ne sachant quel accord il avait pu faire avec les chevaux.

    Il te rejoignit, son regard garda cette même lueur, qui se plongea dans tes yeux bienveillants. Pas d’inclinaison de la tête, pas de salut discret, cette fois. Se fichant pas mal de la présence de l’oiseau, le mâle d’ébène te lança un regard accusait.


    - A peine Alpha, et déjà on pactise avec n’importe qui ?

    Il se retourna alors brusquement vers Chronos, perché sur sa branche à combattre le vent.

    - Vas-t-en, nous n’avons pas besoin de toi et de tes confrères les volatiles.
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Kywin [Chronos]

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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Lun 29 Mar - 4:25

    Pendant que la louve réfléchissait, puis qu'elle me livrait sa réponse, je me livrais à une légère inspection des lieux. A la fois mesure de précaution et moyen de distraction, c'était quelque chose que je faisais souvent machinalement, sans vraiment y penser. Après tout, en tant qu'oiseau la surveillance est bien plus mon domaine que le combat. Ma vue perçante me permet de distinguer les détails à une distance bien plus élevée que les loups et les chevaux, et ma position en hauteur m'arrangeait aussi. Bien que, dans une forêt, il y avait beaucoup d'obstacles qui s'opposaient à ma vision, je pouvais voir sans trop difficultés si une grosse bestiole approchait. Je n'y croyais guère, cependant - et pourtant, je distinguais tout à coup un mouvement entre les arbres. Un mouvement noir, furtif... Mmmm.

      « Calme-toi.. me répondit Winter d'une voix douce. En fait, ça n'est pas si difficile que ça de me trouver.. Tu n'as qu'à chercher là où toi, tu n'irais pas. Ou alors, demande de l'aide à un autre loup..»

    Me calmer ? Hum. C'était déjà fait depuis longtemps. Mes colères étaient, la plupart du temps, aussi violentes et soudaines que brèves. Je ne m'attarde que rarement sur le ressentiment ou autres machins de ce genre. Je n'étais que peu rancunier en général, ce qui était heureux car sinon j'aurais des comptes à régler avec les trois quarts de mes interlocuteurs. D'accord, c'est moi qui les cherchais, mais bon... Ne chipotons pas sur les détails. Oui, je ne suis pas très rancunier, la plupart du temps - mais quand je m'y mets ça vire à l'obstination stérile. Je ne suis pas logique, et ne le prétendrai jamais...

    Enfin, je sentais vraiment que si je voulais trouver Winter un jour, j'allais devoir me débrouiller tout seul. Demander à un autre loup - encore faut-il qu'il veuille transmettre le message... La chercher ? Dans un endroit où je ne vais pas ? Je vais partout, même là où je ne devrais pas - dans les endroits fermés, comme les grottes, par exemple. Oh et puis, si c'est important pour les oiseaux je pourrai en mettre plein sur le coup - là on la trouvera vite, hin hin hin - et si c'est important pour les loups... Eh bien, tant pis pour eux. Je ne suis pas un type altruiste et je ne vais pas perdre plus de choses que je n'en gagnerai pour leur donner des infos. Nan mais oh, faut pas rêver non plus. Cela dit, c'est vrai que m'amuser à retrouver régulièrement Winter est tentant... un jeu, un défi que je compte bien gagner. Mais là c'est plus personnel que professionnel. Je m'apprêtais à répondre que si je ne pouvais pas lui donner une information importante à temps, ça ne me regardait pas après tout, seuls les loups en pâtiraient au final. C'est juste que les oiseaux n'y gagneraient rien - il n'y perdraient rien non plus. Mais un loup noir que je ne connaissais pas s'était remarquablement approché. J'avais plusieurs fois vu la couleur de sa fourrure entre les arbres. Son odeur ayant aussi envahi le lieu où nous nous trouvions, Winter devait l'avoir sentie. Donc je n'avais pas à le lui dire et un loup ne pourrait pas m'atteindre... pas assez rapide. Autrement dit, j'avais surveillé sa progression distraitement, du coin de l'oeil - et lorsqu'il s'est incrusté soudainement dans la conversation, j'ai été un peu surpris.

      « A peine Alpha, et déjà on pactise avec n’importe qui ? dit-il sans se préoccuper de moi. Puis il me regarda froidement et ajouta : Vas-t-en, nous n’avons pas besoin de toi et de tes confrères les volatiles. »

    Ey, le spécialiste des mauvaises manières, c'est moi ! Barre-toi, la place est déjà prise. Enfin, je dois avouer que la manière dont les autres se comportent avec l'Alpha ou le Dominant est un excellent indicateur de leur position sociale, pour lui parler aussi familièrement il doit être proche d'elle. Hum.... Dans la famille "Alpha" je demande le fils. Hi, hi. Je suis presque sûr que c'est ça - je sais qu'il s'appelle Djamay et qu'il est de couleur noire. Donc, ça colle.

    Je ne m'offusquais pas de ses paroles, somme toute assez classiques, et même à mon avis quelque peu irréfléchies. "Nous n'avons pas besoin de toi et de tes confrères volatiles" ? Ah non ? Je croyais pourtant que vous étiez plutôt intéressés par nos capacités à collecter des informations - si possible gênantes. Je me dépêchais d'ailleurs de lui en faire la remarque :

      « Bonjour à toi aussi, Djamay. »

    J'espérais sincèrement ne pas me planter sur son identité, parce que j'aurais alors l'air vraiment malin, moi. Puis je me tournais vers Winter.

      « Il faudrait vraiment que tu fasses attention aux jeunes idiots dans son genre. Je me fous totalement de ce qui peut bien sortir de sa gueule mais d'autres en seraient offusqués, or pour une éventuelle participation des oiseaux dans la guerre - à vos côtés, s'entend - ce n'est pas moi qu'il faut convaincre mais les autres "volatiles". Quant au fait que vous n'avez pas besoin de nous... c'est peut-être vrai mais nous avoir comme ennemis vous serait très dommageable. »

    Quelque part c'était une menace à demi déguisée, mais c'était surtout à la fois une menace en l'air et un danger réel pour les loups. Si si, les oiseaux, ça peut se sentir insulté et s'indigner comme tout le monde, et comme notre ego est parfois quelque peu supérieur à la moyenne... Enfin, personnellement ça ne m'étonnerait pas d'apprendre que des oiseaux sont passés côté chevaux parce qu'un loup les a insultés - ou qu'ils estiment avoir été insultés - et vice-versa. On appelle ça être susceptible, je crois.
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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Mer 31 Mar - 1:53


    Me tirant froidement de mes réflexions, le regard de Djamay se planta dans le mien, animé d’une lueur nouvelle.

      « A peine Alpha, et déjà on pactise avec n’importe qui ? », tonna t-il.

    Toute marque d’amusement s’en alla en fumée, et mes lèvres se pincèrent suivit d'un grondement sourd qui fusa dans ma poitrine. Le guerrier se retourna vers Chronos, violemment, comme furieux.

      « Vas-t-en, nous n’avons pas besoin de toi et de tes confrères les volatiles. »

    Mes oreilles se plaquèrent sur ma nuque, sous le ton irrespectueux de Djamay. C’est alors que Chronos ouvrit le bec, d’une voix mystérieuse, et pleine de répartie :

      « Bonjour à toi aussi, Djamay. », annonça t-il.

    L'amusement reprit le dessus, alors que j’examinais la réaction du loup noir. Posant sur moi son regard de charbon, l’oiseau reprit d’un ton cassant :

      « Il faudrait vraiment que tu fasses attention aux jeunes idiots dans son genre. Je me fous totalement de ce qui peut bien sortir de sa gueule mais d'autres en seraient offusqués, or pour une éventuelle participation des oiseaux dans la guerre - à vos côtés, s'entend - ce n'est pas moi qu'il faut convaincre mais les autres "volatiles". Quant au fait que vous n'avez pas besoin de nous... c'est peut-être vrai mais nous avoir comme ennemis vous serait très dommageable. »

    Ils commençaient vraiment à me taper sur les nerfs avec leurs querelles inutiles. Je relevais toutefois la menace sans broncher.. Après tout, les oiseaux étaient neutres depuis longtemps, non ? Alors pour l’instant, ce sujet n’était pas des plus importants. Me plaçant devant Djamay, j'examinai le corbeau d'un air accusateur.

      « Tu n'es pas si haut que ça sur ta frêle petite branche Chronos, méfies-toi quand même ! »

    Je connaissais le caractère plutôt explosif du mâle, et je voulais à tout prix éviter une attaque, qui réduirait toute forme d'alliance à néant. Me tournant alors vers Djamay, je lui lançai un regard d'avertissement, les oreilles toujours plaquées contre mes poils de neige.

      « Et toi, que fais-tu ici, Djamay ? »

    Mon ton s'était fait plus dur que prévu, mais pas le temps pour les remords. D'autres choses me trottaient maintenant en tête, très loin du loup et de l'oiseau.
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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Mar 6 Avr - 2:27



    Djamay, dont les nerfs étaient déjà mis à rude épreuve, supporta tout juste l’arrogance de l’oiseau. Il n’aimait pas son regard, cet air supérieur qui y trônait, alors qu’un coup de crocs pourrait en venir à bout. Mais il savait que malgré leur petite taille et la faiblesse qu’il en résultait, ces créatures étaient d’une intelligence et d’une discrétion redoutables. Il savait, aussi, qu’il devait s’en méfier, alors que Winter semblait déjà prête à leur faire confiance. Mais cette louve avait toujours été trop gentille, trop innocente, parfois même trop naïve pour son rôle. Là encore, elle se laissait faire, ne ripostant même pas au ton peu respectueux et bien trop familier au goût du mâle d’ébène, que lui portait Chronos. Il lui manquait cette hargne qu’avaient eu ses prédécesseurs...

    Ton grondement sourd n’intimida pas Djamay, qui avait depuis longtemps cessé de miser quoi que ce soit sur toi. Il était là aujourd’hui pour une raison importante, qui devrait te faire plaisir, te soulager d’un certain poids. Toute fierté, tout orgueil avait fini par quitter le mâle d’ébène, qui n’avait même pas craint de se retrouver une nouvelle fois en face de toi, aujourd’hui. Et ce, malgré votre dernière rencontre...

    Puis, ce fut toi, le Meneur des oiseaux, qui brisa le silence. Bonjour à toi aussi, Djamay. Son nom, de ta voix grinçante et arrogante, lui hérissa l’échine, tandis qu’il contrôlait à grandes peines sa colère. Et pourtant, loin de te soucier de sa colère, pourtant souvent redoutable, tu continuais à déblatérer des paroles qui à ses oreilles n’avaient pas plus de sens que ta visite sur leurs terres. Il faudrait vraiment que tu fasses attention aux jeunes idiots dans son genre. Djamay se tourna vers la louve au pelage angélique, cherchant dans ses yeux cette colère qu’elle devait partager avec lui. Mais rien... Tu t’adressais directement à elle, Chronos, n’hésitant même pas à lui dicter sa conduite. Peut-être croyais-tu que tu valais mieux qu’elle ?

    « Mesure tes paroles, tu ne parles pas à l’un de tes sujets... »

    Djamay respirait calmement, contrôlant avec peine sa frustration. Il ne te donnerait pas si facilement ce que tu désirais, l’Oiseau. Faut-il encore valoir la peine qu’il déverse une colère si durement maîtrisée... La menace passa au dessus du crâne de Djamay, qui l’oublia bien vite. Après tout, ce n’était même pas à lui qu’elle était destinée, mais à Winter. Winter...

    Tes mots étaient doux à ses oreilles, et calmèrent instantanément sa colère. Il ne remarqua même qu’à peine que tu venais de te tourner vers lui, et que tu le regardais avec insistance. Ces yeux, qu’il connaissait si bien l’enveloppaient de nouveau. Et il ne parvint à les soutenir, une blessure bien trop récente risquant de s’ouvrir à nouveau. Et toi, que fais-tu ici, Djamay ?

    « J’étais venu pour.. »

    Mais la présence de l’Indésirable lui revint à l’esprit, et il ravala ses paroles, lui adressant un regard sans équivoque.

    « Pour rien. Je ne vais pas t’ennuyer alors que tu es en si charmante compagnie... »

    Il évita de croiser ton regard, serrant les mâchoires de frustration. Tout son être désirait foutre le camp, sur le champ, et pourtant, son corps était fait de béton, incapable du moindre mouvement.
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MessageSujet: Re: Louve, y es-tu ? [ Winter & Libre ]   Sam 10 Avr - 19:55

    Les deux loups devaient lever la tête s'ils voulaient me regarder. Autrefois, je trouvais cela très agréable, car j'avais le sentiment - illusoire - d'être en position de supériorité. Mais ces pensées imbéciles m'avaient quittées depuis longtemps. Après tout, si je les regardait de haut, c'est parce qu'ils étaient trop dangereux - pour moi - pour que je puisse risquer de m'en approcher. C'est leur dangerosité qui me poussait à m'éloigner, moi, et tous les autres oiseaux. Je n'engagerai jamais volontairement le combat avec une bêbête qui fait dix ou vingt fois mon poids... Pas si fou, tout de même.

      « Tu n'es pas si haut que ça sur ta frêle petite branche Chronos, méfies-toi quand même ! » me lança Winter.

    Je sais, WiWi... J'en ai même désagréablement conscience. Supposant que tu es assez réfléchie pour ne pas me sauter dessus à la moindre occasion, ce qui risquerait de provoquer quelques tensions entre nos deux peuples, cela n'est pas trop gênant avec toi... Je ne te connais que par les rumeurs et les rapports, mais tous ou presque m'incitent à ne pas redouter d'accès de colère incontrôlable ou autre chose du même genre. Mais.. avec l'autre excité, il vaudrait mieux, effectivement, que je me méfie. Je jetais un bref coup d'oeil au-dessus de moi, sans bouger la tête. Mais il n'y avait aucune branche suffisamment solide placée à la bonne hauteur.

      « Mesure tes paroles, tu ne parles pas à l’un de tes sujets... » me répliqua Djamay, plein de haine et de fureur contenues.

    Et heureusement, que je ne parle pas à l'un de mes sujets ! Je n'aime guère les têtes brûlées qui sont à peine capables de se contrôler. Je te souhaite bien du courage, Winter, avec cet énergumène. Les bombes à retardement sont toujours les plus terribles... Enfin, si c'était un oiseau, il se serait sans doute déjà fait bouffer depuis longtemps. Les impulsifs ont la vie dure et ne font souvent pas de vieux os, chez nous. Enfin... peut-être que je me trompe sur son caractère et qu'il est très bon comédien. Dans ce cas, je lui tire mon chapeau, parce que je m'y laisse prendre ! Mwahaha.

      « Et toi, que fais-tu ici, Djamay ? » reprit Winter, sur un ton un peu plus dur.

    Bonne question, ça ! J'aimerai bien le savoir, tiens. Je suis toujours très curieux.

      « J’étais venu pour.. » commença le mâle.« Pour rien. Je ne vais pas t’ennuyer alors que tu es en si charmante compagnie... »

    Et zut ! Il ne va pas dire ce qu'il fait là parce que j'y suis aussi. Il ne veut donc pas que je l'entende... ce qui ne fait qu'aiguiser ma curiosité sur la question. Qu'est-ce que tu ne veux pas que j'apprenne, loup ? Je ne sais pas si tu en est conscient mais me faire mariner ainsi est la pire des tortures que tu pouvais trouver.

      « On devrait faire un show en direct avec des membres de votre espèces comme acteurs, c'est passionnant ! » annonçais, histoire de me rappeler à leur bon souvenir.. « Franchement, Djamay, je crois que je vais finir par t'adorer, ça a l'air vraiment facile de te taper sur les nerfs ! Je trouve que Wiwi est de compagnie agréable mais toi, tu es amusant. Seulement amusant mais amusant quand même. »

    Sur ce, je déployais mes ailes et m'envolais. D'une part pour plus de sureté, comme me l'avait conseillé Winter, mais surtout parce que j'en avais marre de rester perché à ne rien faire. J'aime tellement voler, je ne vois pas pourquoi je m'en priverais. Je pris donc un peu d'altitude, puis fis des huits, tout en observant attentivement mes interlocuteurs.

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